Le chief happiness officer : quelle évolution face à la crise du COVID-19 ?


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La formation d'ORSYS sur le métier de chief happiness officer inclut la qualité de vie au travail (QVT).

À l’heure où les entreprises cherchent leur nouvel équilibre en se projetant dans le « monde de l’après COVID-19 », le chief happiness officer (CHO) a plus que jamais un rôle crucial à jouer pour la qualité de vie au travail. Avec la pérennisation du télétravail, la prévention de l’isolement et des risques psychosociaux ou encore le maintien du sentiment d’appartenance prennent une nouvelle dimension au sein de l’entreprise. En investissant ces champs d’action, la fonction de CHO gagne en maturité et en légitimité. Isabelle Morin*, formatrice et coach, nous apporte son éclairage sur cette évolution.

Apparue récemment, la fonction de chief happiness officer est-elle déjà en pleine (r)évolution ? Le basculement en télétravail, en réaction à la crise sanitaire, puis la pérennisation de ce mode d’organisation ont en effet entraîné une mutation du métier. La tendance, c’est le développement d’une forte dimension RH, voire d’une mission mixte entre communication et RH.

On observe aussi un glissement sémantique sur l’intitulé de poste. C’est ainsi que les termes « responsable organisation interne et communication » ou encore « responsable de l’expérience collaborateur » tendent à supplanter le titre de CHO au sein de certaines entreprises. Faut-il y voir un signe de reconnaissance pour ce métier très décrié à ces débuts ?

Au début des années 2000, seules les start-up semblaient s’intéresser à cette fonction. Puis, les grands groupes internationaux l’ont à leur tour intégrée dans leur dynamique RH. Aujourd’hui, on trouve des CHO dans tout type d’entreprises et de secteurs d’activité, avec des postes en interne ou externalisés. La fonction de CHO est sur la voie de la maturité. Elle acquiert jour après jour plus de légitimité en termes RH ainsi qu’auprès de l’ensemble des collaborateurs.   

Un chief happiness officer, c’est quoi ?

Le chief happiness officer contribue au bien-être des collaborateurs en entreprise. Mais sa mission ne se résume pas à installer un babyfoot et à proclamer que tout le monde se sent mieux au travail. Le happy washing a en effet montré ses limites.

L’objectif principal du CHO ? Mettre en place un accompagnement bienveillant des salariés à titre individuel et collectif, dans leur sphère professionnelle voire personnelle. Dans cette démarche, tout le monde est gagnant. Les salariés se sentent mieux dans leur vie, donc ils peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes au travail, donc ils sont plus performants pour l’entreprise.

Aujourd’hui, le chief happiness officer s’investit dans une démarche profonde et de qualité qui englobe :

  • prévention des risques psychosociaux (RPS) ;
  • qualité de vie au travail (QVT) ;
  • responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ;
  • développement de la marque employeur ;
  • innovation managériale.

En fonction de leur bagage professionnel et du périmètre de leur mission, les CHO en poste ou en devenir peuvent ainsi ressentir des besoins de formation. Par exemple :

Chief happiness officer : évolution des missions

La mission du chief happiness officer se révèle primordiale dans la situation que nous traversons depuis mars 2020. Le CHO a tout d’abord dû s’adapter au « 100 % télétravail » lors du premier confinement. Puis, dans un second temps, à la généralisation d’une organisation du travail dite « hybride ». C’est-à-dire une alternance de télétravail et de travail sur site. Aujourd’hui, il est en première ligne pour :

  • veiller au maintien des liens au sein du collectif de travail ;
  • œuvrer à la prévention des risques liés à l’isolement des salariés à distance ;
  • faciliter l’intégration de nouveaux collaborateurs en cas d’onboarding à distance ;
  • faciliter l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle ;
  • redonner du sens et de la motivation au travail…

En somme, le chief happiness officer contribue à la fidélisation des talents et donc à la diminution du turnover.

Du côté de l’entreprise, comment perçoit-on cette évolution ?

Des entreprises peuvent être particulièrement soucieuses de répondre aux aspirations de leurs collaborateurs et, plus largement, de s’adapter aux nouvelles tendances du marché du travail. Autrement dit, de faire cohabiter plusieurs modes de travail sous un format hybride.

Là encore, le chief happiness officer joue un rôle central pour accompagner l’entreprise et les salariés dans la mise en place de cette nouvelle organisation. Il intervient avant tout comme un facilitateur pour fluidifier la communication entre des salariés qui ont été éloignés à la fois les uns des autres et de leur lieu de travail pendant de nombreux mois. Il agit aussi pour maintenir le sentiment d’appartenance des collaborateurs toujours éloignés géographiquement.

Être CHO à distance, c’est possible ?

Compte tenu de sa fonction relationnelle, le CHO doit exercer sa mission autant que possible en présentiel pour être accessible par les collaborateurs sur site tout en restant à l’écoute des collaborateurs à distance. Un CHO amené à faire du télétravail partiel peut profiter de ces journées pour avancer sur des projets de fond et pour prendre contact avec d’autres télétravailleurs (entretiens, réunions).

En tant que CHO, comment adapter ses actions dans un mode de travail hybride ?

Face à la crise sanitaire, les chief happiness officers ont adapté leurs pratiques et leurs actions dans plusieurs domaines.

Libérer les collaborateurs de leurs préoccupations personnelles

Les collaborateurs continuent de plébisciter les solutions qui les libèrent de préoccupations personnelles et qui leur permettent donc de se sentir plus sereins et de consacrer leur attention à leur travail.

C’est d’ailleurs ce dont témoigne Christophe Plantin, cadre chez Bouygues Télécom : « J’apprécie beaucoup la présence d’un coiffeur dans les locaux de l’entreprise. C’est vraiment pratique de pouvoir caler une coupe de cheveux entre deux réunions. Cela libère l’esprit, je me sens mieux et… je travaille mieux ! »

Le bonheur au travail est résolument à la croisée des champs personnel et professionnel. En organisation hybride, les journées sur site sont autant d’occasions de continuer à profiter des services proposés par certaines entreprises : salle de sport, conciergerie (pressing, cordonnier…), crèche d’entreprise, livraison de légumes ou de pain, soins esthétiques…

Faciliter la transversalité et le lien entre les collaborateurs

D’autres actions menées par le CHO visent à faciliter la vie au travail, notamment le lien entre les collaborateurs. On pense ici à :

  • la conception des salles de pause ;
  • l’organisation de team buildings ;
  • la transversalité. Il peut, par exemple, organiser et animer des groupes de travail pour fluidifier la communication interservices ;
  • la créativité, qu’il peut favoriser via l’aménagement des espaces de travail (salle de réunion avec des murs aimantés…).

Le chief happiness officer doit par ailleurs rivaliser d’imagination pour proposer des activités qui respectent les consignes sanitaires et la sensibilité de chacun. Ces contraintes créent alors une opportunité de renouveler les habitudes ! Autrement dit, le chief happiness officer se doit de sortir des sentiers battus et de développer sa créativité.

Un métier à la fois récent et en forte évolution : place à la formation !

Ce n’est pas parce qu’on l’appelle parfois « responsable du bonheur » que le chief happiness officer décide du bonheur des autres. Il est avant tout un facilitateur qui invite les salariés à une meilleure qualité de vie, à la fois au travail et dans l’équilibre professionnel/personnel. Pour cela, il s’appuie aussi bien sur ses compétences en communication, en médiation et en organisation que sur ses soft skills telles que son altruisme, son relationnel, sa capacité à fédérer, son enthousiasme, son sens de l’écoute, son adaptabilité et sa créativité.

C’est un métier nouveau et en forte évolution. C’est pourquoi les professionnels déjà en exercice autant que les candidats à la fonction gagnent à développer leurs compétences et à échanger entre pairs via des formations dédiées.

La formation Chief happiness officer, les clés de la fonction aborde des points clés transversaux tels que la QVT, la performance de l’entreprise et la communication.

Cette formation permet donc aux participants de prendre du recul et de replacer leur fonction dans un contexte plus large. En apportant plus de valeur ajoutée à leurs actions, ils pourront mieux asseoir leur vision au sein de l’entreprise. Pour eux, c’est aussi l’occasion de dresser un diagnostic et de définir un plan d’action. La formation leur permet de renouveler leur boîte à outils : ils repartent reboostés, avec de nouvelles idées à mettre en œuvre.

La formation ORSYS chief happiness officer apporte aux participants toutes les clés de la fonction. Qualité de vie au travail (QVT) rime avec performance de l'entreprise. Le CHO est un facilitateur qui améliore la communication.

Les + de la formation chief happiness officer

Quand ils sont en formation, les participants apprécient particulièrement l’échange entre pairs, la prise de recul sur leur poste, le partage de bonnes pratiques ainsi que le retour d’expérience RH. C’est en tout cas ce que mes collègues formateurs et moi-même observons lors des sessions.

Pour conclure, je m’adresse à tous les chief happiness officers en poste ou en devenir. Profitez de cette excellente opportunité que vous offre la pérennisation du télétravail et la mise en place de l’organisation hybride pour développer votre fonction dans l’intérêt de tous !

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