Les mille et une qualités de l’expert BI


Temps de lecture : 3 minutes
Share Button
expert BI - ORSYS

À la fois technique et fonctionnel, le métier d’expert en business intelligence (BI) est riche et complet. Tour à tour animateur, spécialiste de la donnée ou formateur, l’expert BI doit posséder un large panel de compétences tant sur le plan technique que comportemental.

Le consultant BI tient un rôle clé dans l’informatique décisionnelle. Il couvre tout le cycle de vie de la data, de l’analyse des besoins fonctionnels à la conception de rapports et de tableaux de bord en passant par la préparation des données, les processus d’intégration et de modélisation.

Pour appréhender toutes ces dimensions, le métier requiert un grand nombre de compétences. Tout d’abord, il exige un solide bagage technique dans l’architecture et l’interrogation d’entrepôts de données.

L’expert qui fait parler les données

C’est un métier qui nécessite également la maîtrise d’un certain nombre d’outils d’intégration de données (ETL/ELT) de type Microsoft SSIS, Talend ou PDI, de solutions de reporting opérationnel comme BusinessObjects ou IBM Cognos et de plateformes de datavisualisation avec Microsoft Power BI, Tableau Software ou Qlik.

“La BI est un domaine vaste et chaque expert a ses outils d’ETL ou de restitution de prédilection”, précise Marie-Noëlle Tellini, consultante BI chez Bial-X et formatrice ORSYS. Cette maîtrise des outils seule ne suffit pas, elle doit être associée à une compréhension des enjeux fonctionnels. “La qualité première de ce métier est la capacité à s’immerger dans différentes activité et d’apprendre le langage de ses interlocuteurs.”

Construire les bons indicateurs d’un outil de pilotage de l’activité suppose d’avoir bien intégré les règles métiers attendues : « suivant les entreprises, le calcul du chiffre d’affaires peut, par exemple, exclure tel ou tel type d’écriture.”

Expert BI : un panel de soft skills

Le portrait-robot ne s’arrête pas là. L’expert BI doit posséder un certain nombre de qualités relationnelles. “Le métier exige une aisance à l’oral pour animer les réunions de cadrage et les ateliers participatifs, mais aussi une qualité d’écoute et un esprit synthétique pour recueillir le besoin”, poursuit Marie-Noëlle Tellini.

On peut aussi mettre en lumière le caractère rigoureux et méthodologique de ce spécialiste de la data. “La préparation des données est une phase importante, rappelle-t-elle. “Il faut cibler la donnée issue de différents systèmes sources puis la centraliser dans un datawarehouse. Il faut ensuite arriver à la bonne modélisation par rapport à la restitution souhaitée. Puis, une fois le modèle en place, l’alimenter.”

L’étape suivante porte sur l’accompagnement au changement avec la formation et la prise en main de l’outil par les utilisateurs. Avec la démocratisation du décisionnel, la consultante a pour interlocuteurs des responsables de directions comme les DAF, les directions commerciales, les directions marketing mais aussi des opérationnels comme les contrôleurs de gestion.

“La BI facilite leur quotidien“, constate Marie-Noëlle Tellini. “Avant, ils devaient manipuler des fichiers Excel, de véritables usines à gaz qui étaient sources d’erreurs.” Un projet BI permet aussi de remettre à plat les processus afin que tous les services d’une entreprise s’appuient sur les mêmes KPI.

Quand la BI s’allie au big data et à l’IA

Pour expliquer de façon simple des chiffres complexes, l’expert BI va faire appel au data storytelling pour utiliser la meilleure narration. Mais aussi à l’UX design pour proposer une interface la plus intuitive possible. “L’objectif est de trouver la bonne représentation, les bons visuels qui parleront à toutes les personnes qui consulteront un tableau de bord.”

Une fois le modèle en production, pas question de se reposer sur ses lauriers. Le consultant BI doit assurer une veille technologique permanente. Il doit en effet se tenir au courant des nouvelles fonctionnalités des outils décisionnels, puis les partager aux clients.

Par ailleurs, de plus en plus de projets allient BI traditionnelle, big data et intelligence artificielle. “La croissance exponentielle du volume de données ouvre de nouvelles possibilités, se réjouit Marie-Noëlle Tellini. “Sans parler des données externes, notamment en open data, qui viennent enrichir le modèle. À partir de ce terrain de jeu, les data scientists vont apporter leur art à faire parler les données dans une vision prédictive”.

“C’est un métier complet, conclut-elle. Nous sommes, tour à tour, animateurs, experts ou formateurs.” Quelles peuvent être les évolutions de carrière de l’expert BI ? Deux voies se dessinent selon la consultante. Il peut approfondir le volet fonctionnel et devenir product owner, ou renforcer son expertise technique et se spécialiser dans l’architecture.


Formez-vous !

*Marie-Noëlle Tellini

Après un DESS en Ingénierie informatique de la décision et de l’évaluation économique à l’Université Lumière Lyon 2, son parcours l’a conduite, en plus de la BI, à faire de l’assistance à maîtrise d’ouvrage, de la gestion de projet ou de l’intégration de CRM. Aujourd’hui, forte de ces expériences, elle maîtrise le double langage technique et fonctionnel de l’expertise en business intelligence et anime régulièrement des formations pour ORSYS.

Share Button

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *