Stratégie web : choisir sa technologie de développement 1


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technologies web - ORSYS

Dans un précédent article, nous avions abordé l’intérêt majeur à déployer une visibilité sur le web dans le cadre de son activité, ainsi que les règles de base d’une stratégie web pertinente. Cette fois, nous passons à l’étape suivante, qui est celle du développement web : comment mener à bien son projet avec la technologie la plus adaptée ? Faisons le point avec Marc Souviron*, formateur systèmes et réseaux chez ORSYS.

Bien commencer : les standards du web

Une technologie web de développement se compose d’un système de gestion de base de données (SGBD), d’un langage de programmation et de tout l’écosystème qui l’entoure (API, frameworks…). Mais avant même de s’atteler à ces questions au moment de se lancer dans un projet web, le plus important est de commencer par s’approprier l’environnement web. Et, plus spécifiquement, les standards du web.

On aura en effet tout intérêt à écarter les technologies propriétaires pour leur préférer les standards du web. Le risque étant, autrement, de tomber dans le piège des navigateurs ne supportant pas toutes les extensions… Ces standards sont d’ailleurs définis par le W3C (World Wide Web Consortium), un organisme international dont c’est l’objectif premier. Les navigateurs respectueux des standards et de l’interopérabilité s’alignent sur ses recommandations.   

À citer parmi ces technologies standardisées : les protocoles de communication entre le client et le serveur, parmi lesquels l’Hypertext Transfer Protocol (HTTP). Avoir une connaissance de base de ce fonctionnement est indispensable pour faire du développement. C’est pourquoi on dit que le premier « langage » à maîtriser, ou du moins à comprendre, est le HTTP.

HTML + CSS + JavaScript

Cette partie « publique » d’échange entre le client et le serveur repose sur trois langages standards :

  • le HTML, un langage de balises. Il est utilisé pour structurer le contenu d’une page web (définir un titre, un paragraphe, des images/une vidéo, des liens…) ;
  • le CSS, un langage de feuille de style. Il permet de mettre en forme la page web ;
  • le JavaScript, le langage de programmation des interfaces web qui va notamment ajouter de l’interactivité.

Afin d’adapter sa page à tous les supports (smartphone, tablette, grand écran, système de navigation audio…), il est important de bien séparer le contenu de sa présentation. Par exemple, pour un lecteur d’écran, on aura recours à une balise <strong> en HTML pour souligner l’importance sans connotation visuelle, et aux CSS pour les décorer habilement.

Côté client, le bon réflexe du développeur web consister à utiliser le débogueur, ou l’outil de développement du navigateur. Cela pour vérifier ce qui a été transféré en HTTP, le code source de la page, la performance réseau, les feuilles de styles… et faire avancer pas à pas les programmes en JavaScript.

Le développement web : côté serveur

Côté serveur, en revanche, on a le choix des armes ! Puisqu’il n’est pas nécessaire d’utiliser un langage standardisé du web pour développer l’application, le panel des langages de programmation est vaste… mais les trois favoris des développeurs à l’heure actuelle sont PHP, Java et Python. Tout est affaire de préférence de la part du ou des développeurs. Sachant que les impératifs de performance et l’environnement technique du projet peuvent tout autant influencer le choix du langage.

À titre d’exemple, le PHP est très populaire pour le développement web. Notamment en raison des nombreux CMS open source en PHP disponibles tels que WordPress ou Drupal. Très recherchée pour sa simplicité, la solution du CMS permet de produire du contenu sans avoir de grandes compétences en développement.  Il suffira ensuite de structurer ses pages en HTML… ou même d’utiliser des templates.

Frameworks et bases de données

Il est bien sûr possible d’assurer tout le développement du projet pour obtenir quelque chose de plus sophistiqué, personnalisé, et adapté à des besoins spécifiques. On passera alors par des frameworks de développement back-end. Là encore, chaque langage propose une large palette de frameworks, mais les plus utilisés aujourd’hui restent encore :

Tout est une question de préférences (et d’expérience) du développeur. Le plus important est de s’assurer de choisir un langage et son framework associé qui suivent les évolutions du marché.

Enfin, ces systèmes vont avoir besoin d’une base de données. Et là non plus, ce ne sont pas les options qui manquent. Il y a deux grandes familles de SGBD : les bases de type SQL (Structured Query Language) et de type NoSQL (à comprendre non pas comme « no SQL » mais plutôt « not only SQL). Les bases SQL sont très répandues, mais on observe depuis quelques années une mouvance vers le NoSQL. Un autre critère de sélection peut également être une préférence entre (ou une nécessité pour) une solution sous licence et payante (Oracle, SQL serveur) et une solution open source de type relationnelle (PostgreSQL, MySQL, MariaDB) ou NoSQL (MongoDB, Cassandra).

En résumé, de nombreuses technologies sont à disposition du développeur web et il n’y a pas de solution unique – loin de là. Il s’agira en priorité de répondre aux standards du web et de s’aligner sur les recommandations du W3C pour s’assurer de la viabilité du projet. En back-end, les outils choisis doivent être compatibles avec les contraintes techniques et, éventuellement, s’appuyer sur les mêmes technologies employées par l’entreprise. Mais un critère déterminant sera tout simplement l’expérience du développeur et la consistance du langage retenu. Il est en effet peu recommandé d’opter pour un langage, ou n’importe quelle technologie web, que l’on ne saura pas maîtriser tout au long du projet.


Formez-vous !

Marc Souviron ORSYS

*Marc SOUVIRON

Durant 20 ans, il a travaillé pour la société SYNELEC, spécialisée dans le mur d’images destiné à l’affichage de sources informatiques en haute définition. Il a appris à piloter des projets complexes et à diriger une équipe de 15 ingénieurs. Il est chef de projet langages du web/bases de données et est formateur en entreprise depuis plus de 10 ans sur HTML 5.0, CSS 3, JavaScript…

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