Archives du jour : 23 mars 2021


Brexit ORSYS
Temps de lecture : 5 minutes Le mot « Brexit » nous a accompagnés durant quelques années, un  mot nouveau et qui faisait même un peu trembler… et puis c’est arrivé ! Depuis le 1er janvier 2021, un accord de commerce et de coopération est appliqué entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.   ORSYS a interrogé Emmanuelle MEYER*, experte des sujets logistiques, transports et supply chain et qui anime la formation Brexit, réussir ses opérations d’import-export, sur les impacts concrets de cet accord et surtout sur les solutions pour les métiers impactés. Quelques semaines  après l’annonce de l’accord, quel est votre premier bilan pour les entreprises françaises ? Sont-elles en difficulté ? Avaient-elles bien anticipé ? Les entreprises françaises ont ralenti leurs exportations à destination du Royaume-Uni de peur de délais plus longs. Du côté anglais, les délais de passage en douane pour les formalités administratives ont considérablement augmenté. Ils peuvent prendre jusqu’à 5 jours. Les entreprises avaient anticipé le Brexit en constituant du stock lorsque c’était possible de par la nature de leurs produits, du côté anglais comme du côté français. Elles ont néanmoins été souvent surprises par les droits de douane des produits. En effet, l’accord en place actuellement ne supprimant pas à 100% les droits de douane, loin de là, contrairement à ce qui a été dit ou lu dans la presse en général. De ce fait,  les marges des entreprises exportatrices ou importatrices ont été fortement impactées. Il y a en France de l’ordre de 130 000 entreprises exportatrices. Celles qui font uniquement des échanges intra-communautaires  n’en font pas partie. Aussi doivent-elles mettre en place les bons process pour réussir leurs exportations et/ou leurs importations, au risque de subir des retards importants, des blocages en douane au-delà des attentes, et des pénalités parfois de la part de leurs clients. Elles font face aussi à des coûts additionnels qu’elles n’avaient pas anticipés et qu’elles ne comprennent pas. La question du e-commerce Le e-commerce est également fortement impacté. À commencer par les structures qui n’ont pas les compétences en interne sur l’instrument douanier et ses obligations. Et ce, qu’elles travaillent en B to B ou en B to C. Les flux documentaires et leurs conformités sont extrêmement importants pour réussir les échanges avec le Royaume-Uni, tout comme avec les autres territoires hors de l’UE d’ailleurs. Lorsque les flux vont se remettre en place progressivement entre le Royaume-Uni et la France, une fois les stocks de sécurité consommés, le problème va devenir plus important. Car, sans process adéquats, les délais vont encore se rallonger du fait des volumes qui vont à nouveau transiter entre la France et le Royaume-Uni. Le coronavirus et le variant anglais ne facilitent pas non plus le passage aux frontières. Ils ont rendu les trajets encore plus longs des deux côtés. Peut-être est-ce cela qui cache un peu la forêt des difficultés ? Car il est en effet difficile pour les entreprises d’exporter ou importer depuis le Royaume-Uni par méconnaissance des process et des fondamentaux à mettre en œuvre. Pouvez-nous indiquer quels sont les métiers les plus impactés par […]

Le Brexit, et alors ?