Archives du jour : 9 février 2021


data storytelling
Temps de lecture : 3 minutes Le data storytelling utilise la narration pour expliquer de façon simple des chiffres complexes. Faire « parler » les données suppose toutefois de respecter un certain nombre de bonnes pratiques. Les professionnels du marketing connaissent bien le storytelling. Ce concept consiste à valoriser une marque en racontant une histoire appelée à frapper les esprits et dans laquelle le consommateur peut/pourrait se projeter. Nous avons tous en tête les spots de la sécurité routière qui utilisent un ressort narratif particulièrement choc pour sensibiliser les conducteurs. De façon plus tendre, la vidéo publicitaire d’une enseigne de la grande distribution qui met en scène en trois minutes une histoire d’amour entre une caissière et un jeune client a été vue près de 3 millions de fois en quelques jours. Faire « parler » les données Appliqué à la donnée, le storytelling consiste alors à expliquer de façon simple des chiffres complexes par le truchement de la narration. Alors que nous sommes noyés sous les données au risque de nous y perdre, le récit permet de transmettre des indicateurs clés, de donner une touche émotionnelle à des données a priori dites froides. En réunion, un DRH ou un DSI sera plus convaincant en racontant une histoire de façon ludique qu’en faisant défiler des slides pour présenter les chiffres de son service. À la différence d’une présentation figée de type PowerPoint, le data storytelling permet d’interagir avec son auditoire et de remonter en « live » les données pertinentes pour répondre à une question posée. Le data storytelling participe à la démocratisation de l’accès à la donnée. Sans être des spécialistes de la business intelligence (BI), un expert métier ou un dirigeant d’entreprise peuvent contextualiser leurs données et toucher ainsi un public plus large que celui habituel du reporting. Les outils de BI en libre-service les plus populaires comme Tableau Software et Qlik Sense proposent nativement ce format narratif. Soigner la chute « Savoir faire parler les données suppose de respecter un certain nombre de bonnes pratiques », tempère toutefois Nicolas Dubois, consultant formateur en data intelligence chez BIAL-X. « Le récit doit tout d’abord s’adapter à l’auditoire. On ne raconte pas la même histoire à des directeurs exécutifs qu’à des opérationnels. Et si l’audience n’est pas homogène, l’histoire doit être suffisamment universelle pour parler à tous. » « La narration doit être progressive en orientant le récit vers la chute qui surprendra l’audience, la prendra à contre-pied », poursuit-il. « Soigner la chute est, en effet, primordial. C’est elle qui permet d’argumenter une décision, de justifier un choix. Au cours du récit, il s’agit également d’intégrer des éléments perturbateurs, des informations surprenantes pour garder le public en haleine. » Les acteurs du numérique utilisent le data storytelling pour faciliter la communication sur des sujets sensibles. Spotify contextualise en effet ses factures en présentant les morceaux les plus écoutés par ses abonnés. Ou encore, la durée d’écoute sur la plateforme durant le mois écoulé. Uber fait un résumé des trajets effectués. Règles typographiques et codes couleurs Le data storytelling doit, par ailleurs, respecter certaines règles typographiques et les conventions […]

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