Archives du jour : 14 janvier 2021


On premise versus cloud - ORSYS
Temps de lecture : 4 minutes Et comment choisir et se former ! Les obstacles souvent évoqués pour s’opposer au recours du cloud sautent les uns après les autres. Pour autant, une entreprise doit composer avec son existant et la montée dans le nuage reste progressive. Comme dans d’autres domaines, la crise de la COVID19 aura servi d’accélérateur à l’adoption du cloud. Pour continuer leur activité, les entreprises ont dû organiser le travail à distance et poursuivre la digitalisation de leur offre afin de maintenir le lien avec leurs clients. Les entreprises ne partaient toutefois pas de zéro. Initiée au début des années 2000, la montée vers le cloud était déjà bien engagée. Selon une étude du cabinet Markess, 48 % du parc applicatif des sociétés françaises pourrait basculer ou être hébergé dans des clouds publics d’ici début 2021. Les atouts du cloud sont connus À la différence de l’hébergement « on-premise » (sur site), avec le cloud, l’entreprise n’a plus d’infrastructure à gérer, de logiciels à déployer et à mettre à jour, ni de données à sécuriser et sauvegarder. En offrant par ailleurs une infrastructure scalable, s’ajustant en fonction de la montée en charge, et une puissance de calcul potentiellement infinie, le cloud permet de déployer plus rapidement de nouveaux services. Consultant data chez Bial-X et formateur ORSYS, Jean-Emmanuel Bontems observe cette tendance sur le terrain. « Les nouveaux projets sont généralement nativement cloud. Pour les autres, les entreprises doivent composer avec leur existant et c’est le mode hybride qui est le plus souvent retenu afin de faire le pont entre l’ancien et le nouveau monde. » Au fil des années, et plus encore depuis le début de la crise sanitaire, J-E Bontems a vu se lever différents freins régulièrement évoqués pour ne pas monter dans le nuage, qu’il s’agisse des risques liés à la sécurité, à la conformité ou au maintien en conditions opérationnelles. Des craintes souvent irrationnelles. Notamment sur le terrain de la qualité de service, les clouds providers s’engagent sur des niveaux de service garantis (SLAs) avec des taux de disponibilité dépassant les 99,99 %. Ce qu’une infrastructure on-premise ne peut promettre.  » Le cloud public permet, par ailleurs, de mettre en place des plans de continuité ou de reprise d’activité (PCA, PRA) à partir de données géo-répliquées« , poursuit Jean-Emmanuel Bontems. L’expert observe aussi une démocratisation des services cloud. « Par le passé, l’utilisateur devait écrire quelques lignes de code. Aujourd’hui, la console d’administration est accessible à des non-développeurs. Ils peuvent facilement créer un environnement de travail ou souscrire à une infinité de services en quelques clics. » Des tarifs complexes, des coûts peu prévisibles Cependant, la simplicité n’est pas de mise côté tarifs, ce que déplore Matthieu Bouchet, responsable commercial de Bial-X. « Les providers cultivent l’opacité avec des grilles tarifaires particulièrement complexes et difficilement comparables entre elles. Oscillant chaque mois, ces coûts ne sont pas toujours prévisibles, à la différence de ceux d’un serveur en propre. » Le paiement à l’usage peut aussi compliquer la donne sur un plan comptable. En passant d’un mode CapEx (dépense d’investissement) à un mode […]

Cloud versus on-premise : le match