Typologie des CMS : tour d’horizon et bonnes pratiques 1


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Gérer son site web sans savoir développer est aujourd’hui facile grâce aux « CMS ». Mais en quoi consistent-ils exactement, et comment choisir le sien ? Explications de Stéphane Brunet*, formateur et consultant sur les outils de développement web.

Si vous faites appel à un développeur pour créer le site web de votre activité, il y a de fortes chances pour que celui-ci commence par vous parler de CMS. Car déléguer la partie développement de votre site à un professionnel est une chose… mais si vous voulez pouvoir gérer votre site facilement par la suite, le choix du CMS est primordial. Commençons donc par répondre à la première question qui vous a probablement traversé l’esprit.

Qu’est-ce qu’un CMS ?

« CMS » est l’acronyme de Content management system – ou système de gestion de contenu en français. Il s’agit d’un site comportant à la fois une partie « administrateur » et une partie « public », pour permettre à l’administrateur de gérer le contenu de son site, d’en rajouter, d’en supprimer… sans avoir à taper une seule ligne de code. En d’autres termes, une interface simplifiée pour mettre du contenu sur Internet en se contentant plus ou moins de remplir ou modifier des formulaires.

Certains CMS vont être plus « conviviaux », ou accessibles, que d’autres, en étant utilisables dès l’installation terminée ou presque. D’autres vont demander un peu plus de configuration après installation, mais sont du coup plus facilement paramétrables.

Il y a un travail de préparation à effectuer pour les personnes en charge de cette configuration, mais une fois cette étape terminée, le site est accessible « clé en main » pour son administrateur. Il est donc essentiel de prendre le temps en amont de décider quel CMS répondra le mieux aux besoins.

CMS open source versus CMS privés

Cette question ne se posera pas dans le cas d’un CMS privé : ici, on va développer une solution sur-mesure pour le client, tandis qu’avec un CMS open source, la solution existe déjà et on va simplement y ajouter des modules après son installation.

L’intérêt du CMS sur-mesure est qu’il offre la possibilité d’apporter au client exactement ce dont il a besoin. S’il vous faut gérer des produits, par exemple, on pourra vous créer toutes les caractéristiques nécessaires. Avec un CMS « prêt-à-porter », en revanche, on devra se plier aux caractéristiques globales d’une solution partiellement paramétrable ; c’est-à-dire qu’il faudra le personnaliser en y ajoutant des modules et des fonctionnalités, soit qui existent déjà, soit qu’on a fait développer. Cette solution peut être la bonne selon le projet de site et son utilisation, mais elle nécessite de prendre en compte son évolution et les mises à jour.

En effet, un CMS open source fonctionne par versions, mineures et majeures, et lorsque la version majeure évolue, le module doit souvent évoluer pour continuer à fonctionner. Par ailleurs, pour des raisons de sécurité, il est important de faire les mises à jour. (Par définition, en open source, tout le monde a accès au code…).

Quel CMS pour quelle utilisation ?

Si vous choisissez donc de vous orienter vers un CMS open source, la bonne pratique est de commencer par lister tous vos besoins. Il sera plus facile, ensuite, de décider si le CMS envisagé ou conseillé y répond – et s’il n’y répond pas, ou pas tout à fait, de vérifier si les modules disponibles permettent de combler les lacunes.

Dans tous les cas, il faut prendre le temps de comparer ses options. Utiliser une solution éditoriale avec un module pour faire du e-commerce peut fonctionner… mais est-ce qu’il ne sera pas plus pertinent de choisir un outil adapté au e-commerce, sans passer par un module qu’il faudra en plus faire évoluer avec les mises à jour du CMS ? Si une solution répond à 80% des besoins, c’est une bonne solution. Si elle demande trop de concessions, il faudra peut-être en envisager une autre.

Quelles options ?

Pour faire le choix le plus adapté, il faut déjà connaître les options principales qui s’offrent à vous. Or les CMS se rangent par catégories :

  • L’éditorial ; les CMS les plus connus sont Joomla et Drupal. Joomla propose la mise en place la plus simple, et permet de rapidement produire, écrire des articles, etc. Drupal est un peu plus puissant mais aussi un peu moins intuitif. Les deux ont été conçus dans un objectif éditorial : donner des droits, passer des relectures, modifier un article, etc.
  • Le e-commerce ; Magento et Prestashop sont tout à fait performants dans ce domaine. Il ne faut pas chercher l’originalité avec le e-commerce. Il s’agit de transactions, de paiements par carte bancaire… les gens ont donc besoin d’être rassurés. C’est pourquoi ces CMS ont le même type d’interface présentant un environnement avec des process connus de l’utilisateur lambda. Cliquer, mettre dans son panier, valider le panier, payer. Un schéma basique, mais qui rassure. De plus, ils comprennent toutes les fonctionnalités de base, sans modules supplémentaires, dont la gestion de la traduction, du paiement en ligne, des devises, du catalogue… Et tous les services sont gratuits.
  • Le blog ; que ce soit pour un blog personnel ou un blog d’entreprise, il faut aller voir du côté de… WordPress, qui est à l’origine exclusivement un outil de blog pourtant utilisé pour à peu près tout aujourd’hui, à gros renforts de modules.
  • Les wiki et forums qui disposent d’outils tout prêts, à commencer par… Wikipédia, tout simplement.

On peut toujours détourner une solution pour en faire autre chose, mais il faut se demander si c’est pertinent. Par exemple, pour du e-commerce, le seul intérêt à utiliser WordPress (en y ajoutant un module de e-commerce) est si le client est déjà familiarisé avec son back-office et ne souhaite pas apprendre à utiliser une nouvelle interface graphique. Pour créer son site d’entreprise, en revanche, il est généralement recommandé de faire développer son CMS sur-mesure.

Enfin, à noter que tous les CMS que nous avons cités fonctionnent sur la technologie PHP MySQL. Ce sont les plus connus, justement parce qu’ils sont open source … Mais il existe des CMS en .Net, ASP.Net, Microsoft .Net, voire en Java. Il existe globalement des CMS dans tous les langages dynamiques. Bref, c’est une liste non exhaustive, mais qui peut permettre de s’y retrouver dans un premier temps.


Pour se former :

Stephane Brunet - intervenant ORSYS

* Stéphane Brunet

Il est consultant sur les outils de développement web et formateur indépendant. Il a effectué plusieurs missions en tant que consultant pour EADS, Microsoft France, Capgemini, Netxplorateur. Auparavant, il était responsable du département multimédia d’une filiale du groupe Havas/Euro RSCG et en parallèle, et a été missionné par le cabinet CorEdge pour mener des actions de Knowledge Management auprès d’administrations (DDE, La Poste…).

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