2020, l’année de la 5G


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5G - technologie - ORSYS

Avec un débit multiplié par dix et une forte réduction du temps de latence, les réseaux de cinquième génération (5G) ouvrent la voie à des usages disruptifs autour de la télémédecine, de la ville intelligente ou de l’usine du futur.

2020 sera l’année du lancement tant attendu de la 5G. La crise du COVID-19 a reporté à septembre les enchères pour l’attribution des fréquences. Mais les premières villes devraient néanmoins être couvertes d’ici la fin de l’année.

La 5G ne sera pas le simple prolongement de la 2G, 3G et 4G

Alors que les standards précédents n’apportaient que des évolutions, les réseaux de cinquième génération offriront un vrai saut de performance. Le débit sera multiplié par dix tandis que le temps de latence sera, lui, réduit par dix passant de l’ordre de deux millisecondes.

Cette amélioration nette des performances ouvre la voie à des usages véritablement disruptifs autour de la réalité virtuelle et augmentée, la ville intelligente, la télémédecine ou l’usine du futur. Par ailleurs, la 5G apportera une densification du réseau permettant d’absorber l’explosion annoncée des terminaux mobiles et des objets connectés.

Avec la technologie dite du « beamforming », le signal radio sera dirigé vers l’utilisateur quand il en a besoin. En cela, il diffère de la 4G qui arrose en permanence et dans toutes les directions. Les particuliers verront visuellement le changement. Les antennes paraboliques perchées sur les pylônes laisseront place à de petites antennes rectangulaires (« small cells ») disséminées dans le mobilier urbain.

Des cas d’usage B to B infinis

La montée en puissance sera toutefois progressive. Dans la phase transitoire dite « non-standalone », entre 2021 et 2023, la 5G sera exploitée sur le cœur de réseau 4G. Il faudra attendre le « standalone », à partir de 2023, pour tenir toutes les promesses de la 5G et notamment celle d’un temps de latence extrêmement faible. À cette échéance, le cœur de réseau sera virtualisé et déployable sur une infrastructure informatique banalisée.

Cette virtualisation apportera le principe de « network slicing » soit la capacité à« découper » virtuellement un réseau en tranches, de les déployer à la volée et de leur associer des performances différentes en fonction des usages. Ce qui permettra de garantir des niveaux de qualité de service et une sécurisation accrue pour des applications critiques dans l’industrie, la logistique ou l’agroalimentaire.

Les cas d’usage professionnels semblent, de fait, infinis

Pour rentabiliser leurs lourds investissements, les opérateurs télécoms devront aussi séduire les particuliers. La 5G pourrait notamment pallier l’absence de la fibre optique dans les zones blanches.


Pour se former

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