Archives du jour : 8 juillet 2020


France - IA - ORSYS 1
Temps de lecture : 4 minutes Avec ses mathématiciens et ses chercheurs en sciences cognitives de renom, notre pays a de sérieux atouts à faire valoir en intelligence artificielle (IA). Les GAFAM ne s’y sont pas trompés en multipliant les partenariats et les investissements sur notre territoire. « Le pays qui dominera l’intelligence artificielle dominera le monde. » Cette phrase prononcée en 2017 par Vladimir Poutine donne le ton de la bataille qui se joue actuellement. La Chine ne doute pas de son issue : l’empire du Milieu a déjà déclaré qu’il serait le leader mondial de l’IA en 2030 avec, à la clé, un investissement de plus d’une centaine de milliards de dollars. Les « licornes » chinoises dépassent déjà les américaines en termes de valorisation. De leur côté, les États-Unis disposent de l’incroyable force de frappe des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). Ils ont tous fait de l’IA leur priorité. Dans cette guerre des titans, quel est le poids de la France ? Notre pays n’égalera jamais les grandes puissances sur le terrain des moyens avec un programme doté de 1,5 milliard d’euros. Même au niveau de l’Union européenne, l’investissement – fonds publics et privés confondus – ne s’élève qu’à 20 milliards d’euros d’ici à fin 2020. En revanche, la France peut faire valoir l’excellence de ses mathématiciens et ses chercheurs en data science. Former des experts made in France Nos experts de la data sont courtisés par les géants de la Silicon Valley. Nombre de « frenchies » y occupent des postes clés. On connaît Yann LeCun, le « Monsieur IA » de Facebook fortement médiatisé. Il a été rejoint au sein du réseau social par Jérôme Pesenti, à l’origine du programme Watson d’IBM. Emmanuel Mogenet est, lui, à la tête de Google Research Europe, basé à Zurich, en Suisse. Père de Siri, l’assistant vocal d’Apple, Luc Julia est devenu vice-président de l’innovation chez Samsung. Pour éviter la fuite des cerveaux, un écosystème national prend forme. Il mêle formation initiale et continue, investisseurs privés, grandes entreprises utilisatrices et start-up. Au niveau de la formation, toutes les grandes écoles – HEC, Essec, Polytechnique, Telecom ParisTech, Epita… – ont créé des cursus spécialisés. Face à la pénurie de data scientists et autres experts du machine learning, le député Cédric Villani proposait, dans son rapport de mars 2018, de tripler le nombre de personnes formées à l’IA à l’horizon 2022, en élargissant notamment le périmètre aux bac + 2 et 3. Se former à l’école de l’IA Microsoft va même plus loin puisqu’avec son « école IA« . L’éditeur propose de former des personnes éloignées de l’emploi (demandeurs d’emploi de longue durée, décrocheurs scolaires…) au métier de « développeur data et intelligence artificielle ». Pas de prérequis en ce qui concerne le niveau d’études : le candidat doit avoir des connaissances élémentaires d’au moins un langage de programmation, une réelle appétence pour les chiffres et les statistiques et une motivation à toute épreuve. Cette formation, dispensée en partenariat avec Simplon, a obtenu, en février 2019, le label de la Grande École du Numérique (GEN). La formation peut aussi se […]

La France, grande nation de l’IA ...