Les métiers RSE ont de l’avenir !


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Les métiers RSE ont de l’avenir !

La Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) bouleverse les pratiques, tant en matière de lutte contre la corruption, que de réchauffement climatique ou de défense des droits de l’Homme…

La RSE désigne les contributions de l’entreprise qui lui permettront d’avoir un impact positif sur la société d’un point de vue environnemental, social ou éthique des affaires… tout en demeurant économiquement viable. Accusées de « greenwashing » il y a quelques années, elles sont nombreuses aujourd’hui à avoir mis en place des actions concrètes.

Les entreprises françaises se placeraient sur la 3ème  marche du podium en matière de RSE1.

(Étude ÉcoVadis)

Passer à une économie plus responsable

Si 64 % des entreprises ont déjà entendu parler de RSE, plus d’une sur deux seraient impliquées dans la démarche2. Loin de se contenter d’adopter une simple posture, ces entreprises sont désormais capables de démontrer leur valeur ajoutée. Pour cela, elles ont développé de nouvelles compétences, aménagé leurs métiers, revu leur organisation.

Car, si l’entreprise s’appuyait auparavant sur les expertises RSE des cabinets conseil, elle intègre bel et bien aujourd’hui ces enjeux dans ses différents secteurs d’activité. On compterait plus de 500 métiers en matière de RSE ! Du directeur de la communication au responsable innovation, ou du coordinateur RSE à l’énergie manager… les métiers sont en pleine mutation.

RSE : les enjeux sociaux pris en main dans l’entreprise

L’un des secteurs les plus touchés concerne sans nul doute les métiers des ressources humaines : respect des droits humains, relations et conditions de travail, dialogue et motivation des salariés, égalité et non-discrimination… autant de sujets que les entreprises abordent afin de répondre aux défis sociaux contemporains. Elles sont attentives à la diversité, créant des directions Promotion à la diversité comme l’ont fait Sodexo et L’Oréal. Elles promeuvent (enfin) des mesures pour employer des salariés en situation de handicap et les accueillir dans des conditions adaptées. Elles cherchent à réinsérer les personnes exclues ou en difficulté, et veillent désormais au transfert de compétences entre seniors et jeunes embauchés, ou à l’intégration d’effectifs féminins au sein des comités de direction.

Elles veillent au bien-être des salariés et créent, à l’instar de l’assureur Malakoff Médéric, des directions Bien-être au travail. D’autres, plus modestes, créent le métier transverse de chief happiness officer, qui aura en charge la mise en place d’actions pour permettre les changements organisationnels. Enfin, certains choisissent de se consacrer aux politiques de rémunération (Crédit Agricole), afin de rééquilibrer notamment l’équité femmes-hommes.

RSE : la logistique « écologique » à la traîne

Toujours selon l’étude ÉcoVadis, si les entreprises françaises excellent en environnement, social et droits de l’Homme, elles n’obtiennent que 48,5points en matière de logistique.

Le référentiel RSE concerné, qui s’appuie sur l’ISO 26000, couvre l’ensemble des opérations assurées sur les flux physiques de marchandises, du transport, au stockage, à l’entreposage, ainsi qu’à la manutention et à l’emballage. Acheteurs, logisticiens, directeurs des achats… sont ainsi tous impliqués dans cette chaîne afin de veiller à l’impact de leurs choix sur les activités logistiques et sur l’environnement. Si l’un des métiers les plus visés concerne les achats responsables (mise en place d’une politique, élaboration d’un cahier des charges, gestion des fournisseurs, contractualisation…), d’autres seront également impactés plus indirectement.

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Citons, par exemple, les acteurs en amont de la chaîne, tels le responsable des ventes ou le directeur marketing. Mais apparaissent également de nouveaux métiers comme celui de chef de produit et innovation durable, qui devra prendre en compte l’ensemble des contraintes (fabrication, rentabilité, attractivité) tout en améliorant les impacts sur l’environnement.

Demain, une entreprise plus éthique ?

Lutte contre la corruption, pratiques anticoncurrentielles, gestion des données : en matière d’éthique, les entreprises françaises demeurent toujours un peu à la traîne. Se plaçant à la 16e place du classement, elles progressent néanmoins à l’égard de ces enjeux éthiques (+ 20 % en 4 ans).

Certaines d’entre elles semblent toujours peiner à identifier les secteurs dans lesquels elles peuvent intervenir. Refuser de faire travailler des enfants, s’interdire le versement de pots-de-vin… restent des actions faciles à identifier. Mais la plupart sont encore timorées lorsqu’il s’agit d’informer les consommateurs sur des problèmes de fabrication, d’avouer à leurs actionnaires qu’une situation est complexe, ou qu’elles préfèrent délocaliser des fabrications pour rogner sur les coûts…

On comprend alors la nécessité de mettre en place un chef de projet conduite du changement qui saura accompagner l’entreprise dans sa démarche d’obtention du statut d’entreprise à mission.

Lorsque l’entreprise, en plus de ses activités, investit pour générer un rendement financier, elle s’appuie sur les compétences d’un gestionnaire de fonds à impact, afin de générer un impact positif de ses placements au niveau social et environnemental.

On l’aura donc compris : l’organisation de l’entreprise et, à travers elle, de ses métiers, évolue rapidement, propulsée par un contexte plus pressant… mais aussi par ses salariés. Ils sont plus de la moitié (55 %) à déclarer que l’engagement social ou environnemental est un critère d’attraction plus important que le salaire… et ce chiffre grimpe à 76 % chez les millenials3 ! La RSE devient un réel argument pour séduire et retenir les talents de l’entreprise. Une bonne raison de se former dès aujourd’hui…


  • 1. La France se place troisième derrière la Suède et la Finlande. Étude ÉcoVadis en collaboration avec le Médiateur des entreprises. https://www.ecovadis.com/fr/library/comparatif-de-la-performance-rse-des-entreprises-francaises-2019/
  • 2. https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281346
  • 3. Source : Cone Communications, CSR Study 2017

Pour se former :

Mise en oeuvre d’une politique environnementale en entreprise      

Mettre en œuvre une démarche RSE : innover et transformer l’entreprise     

Communication RSE : valoriser l’image de son entreprise       

Achats responsables : concilier performance achat et enjeux RSE       

ISO 14001, management environnemental, Foundation, certification       

ISO 26000, responsabilité sociétale, Foundation, certification       

Green IT, démarche et mise en œuvre       

Green Data Center, optimiser sa performance énergétique       

Bien gérer des installations de type ICPE         

Gérer les déchets d’activités économiques en conformité avec la réglementation française      

Concilier prévention et gestion des déchets dans une optique d’économie circulaire  

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