Portraits d’Orsysiens – Marie-Ruth, commerciale, baroudeuse et photographe


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C’est au tour de Marie-Ruth, ingénieure d’affaires manager chez ORSYS, de passer devant l’objectif ! Avec son goût pour le voyage et la photographie, elle nous entraîne vers d’autres horizons…

Marie-Ruth connaît bien ORSYS. Probablement mieux que vous. Mais ne le prenez pas personnellement : bien peu d’Orsysien(ne)s peuvent prétendre battre son record puisqu’elle est arrivée en 1985, soit à peine une dizaine d’années après la création de l’entreprise. Ils étaient quatre, à l’époque, me raconte-t-elle. Et elle n’était pas commerciale, mais « gestionnaire de fichiers ».

Alors, en bonne voyageuse invétérée, Marie-Ruth nous emmène pour commencer dans un petit voyage dans le temps. Direction ORSYS dans les années 1980-90.

#throwback ORSYS

Comme elle le dit elle-même, « tout a changé avec la transformation digitale », et ORSYS ne fait évidemment pas exception à la règle.

« Au début, on n’avait ni Internet, ni les postes de travail tels qu’on les connaît aujourd’hui. Alors, forcément, les conditions de travail n’étaient pas tout à fait les mêmes, et les objectifs non plus. Les clients venaient d’eux-mêmes, et nous n’avions qu’une salle de formation. Rien à voir avec le volume de formations que l’on propose aujourd’hui ! »

Si ORSYS a évolué, il est tout à fait logique que ses fonctions aient évolué en même temps. Les postes de travail des débuts servaient davantage à assister dans la création de fiche et le renseignement des clients. D’ailleurs, pas d’accueil téléphonique à proprement parler : « dès que ça sonnait, tout le monde pouvait décrocher ».

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« De « gestionnaire de fichier », je suis devenue « ingénieure commerciale », puis « ingénieure d’affaires », « ingénieure d’affaires senior », et maintenant « ingénieure d’affaires manager ». Aujourd’hui, j’ai une équipe de « chasseurs » dans un pôle d’acquisition. »

Oui, aujourd’hui, Marie-Ruth vit une nouvelle aventure en manageant une équipe d’alternants qui ont donc pour tâche « d’aider les autres commerciaux à prospecter, à développer le business et à ouvrir ou ré-ouvrir des comptes sur des sociétés de moins de 50 salariés du secteur privé en Ile-de-France » avant leur intégration dans une équipe commerciale classique.

Le goût du voyage

Bref, il y a toujours beaucoup à faire, mais Marie-Ruth ne s’arrête pas là pour autant. Prendre des vacances pour se reposer ? Très peu pour elle. Quand elle prend des vacances, c’est pour prendre la route avec son mari.

« Mon mari et moi partageons le goût du voyage et la même façon de voyager. Alors on a toujours voyagé un peu « à la roots » : sac à dos, pataugas, carte IGN et le guide du Routard dans la poche. On a voyagé dans pas mal de pays d’Afrique, en Amérique du Nord, en Amérique centrale, en Asie… On pourrait dire qu’on a été du cercle Arctique au Cap de Bonne Espérance. (…) Mais il reste encore beaucoup à voir ! »

Ceci dit, Marie-Ruth n’a pas attendu d’être mariée pour voyager. Née de parents espagnols, elle raconte de fréquents voyages en Espagne durant toute son enfance et ce, selon ses dires, dans les conditions de l’époque : « c’est-à-dire que c’était un peu l’aventure ! (rires) ». Marquée par le goût du voyage, elle met alors très tôt un peu d’argent de côtéet fait son premier grand voyage solo « Outre-Atlantique » à 18 ans. À ce moment-là, son père lui avait aussi transmis sa passion pour la photographie.

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Baroudeuse et photographe (mention animaux)

« Mon père aimait beaucoup la photographie, alors il y a toujours eu des appareils photo à la maison. (…)J’ai eu mon premier appareil très jeune et n’ai jamais arrêté. Et puis mon mari est un passionné aussi, surtout de photo animalière… »

À la question « pourquoi les animaux ? », Marie-Ruth répond sans hésitation : parce qu’ils ne posent pas. Elle aime donc les animaux, oui ; mais elle aime aussi les heures de recherche et d’aventure derrière chaque image pour parvenir à leur tirer le portrait. Guetter les bruits, les bruissements des feuilles dans une forêt, être sur le qui-vive… Passer des heures avant de voir la moindre plume ou des yeux curieux ne lui fait pas peur. Pour elle (et son mari), tout ça en vaut la peine ! Et c’est avec la même excitation dans la voix qu’elle ajoute :

« On prépare toujours un peu le terrain, et quand on prend en photo un animal qu’on ne connaît pas, on essaie de l’identifier. C’est plus facile avec les mammifères qu’avec les oiseaux mais jusqu’à présent on y est toujours parvenus. »

Et puis, à force, elle a amassé de la technique et autant de photos du monde entier que d’anecdotes à raconter. C’est-à-dire : beaucoup.

Souvenirs et cartes postales

Presque nonchalamment, en cherchant dans ses souvenirs, elle parle d’aurores boréales en Norvège, du serpent corail trouvé en plein restaurant au Costa Rica, des marchés de Bangkok, des tortues aperçues en faisant du snorkeling au Mexique…

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Il lui faut alors un temps de réflexion pour se remémorer une rencontre un peu « dangereuse » avec un animal, parce que ni les serpents venimeux, ni les araignées, ni les murènes ne semblent l’avoir impressionnée. « On a rencontré des animaux dangereux », explique-t-elle, « mais dans des contextes qui ne l’étaient pas. » Même quand on voyage à l’autre bout du monde, il faut savoir rester prudent(e). Pourtant, une petite aventure semble l’avoir particulièrement marquée.

où le danger n’est pas celui qu’on attend

« Un éléphant qui nous a chargés, cet hiver, au Zimbabwe ! On était en voiture, quand deux zèbres sont passés, suivis d’un éléphant qui arrivait tout doucement. Alors le chauffeur s’est arrêté pour laisser passer tout ça… et tout à coup, l’éléphant s’est arrêté en plein milieu, il nous a regardés, a agité les oreilles… et là, on a compris que la situation était délicate. Mais le chauffeur a eu les bons réflexes : il a donc fait marche-arrière tout de suite. L’éléphant a commencé à gratter le sol, créant un nuage de poussière, puis il a foncé sur la voiture ! On a reculé à toute allure sur plusieurs centaines de mètres jusqu’à ce que l’éléphant abandonne et reparte en nous regardant de travers. C’était assez impressionnant, mais notre chauffeur était habitué et maîtrisait assez la situation. »

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Vous vous attendiez à un tigre ou à tout autre carnivore plein de crocs et mal luné ? Perdu. Marie-Ruth et son mari n’ont agacé que des herbivores – quoiqu’effectivement mal lunés. Elle raconte aussi la rencontre avec ce buffle qui venait d’échapper à des lionnes affamées, et qui avait décidé de passer ses nerfs en poursuivant leur minibus à travers la savane…

Mais pour cette histoire, pas de photo. Parce que même le meilleur photographe ne peut pas tout prévoir, qu’il faut bien prioriser sa peau (et le matériel), et que… « ça court très vite, un buffle !! » Du coup, si c’est Marie-Ruth qui le dit, on n’ira pas vérifier.

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