RPA (Robotic process automation), le nouveau gisement de productivité en entreprise !


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Robotic process automation concept with blurred city lights - ORSYS
Robotic process automation concept with blurred city abstract lights background

Le marché de l’automatisation des processus métiers par des robots logiciels est en pleine expansion. Tout en déchargeant les collaborateurs de tâches répétitives et ingrates, le RPA permet aux entreprises de réaliser d’importants gains de productivité. De quoi s’agit-il ?

RPA, voilà le nouvel acronyme à la mode. RPA pour Robotic process automation, soit l’automatisation des processus métiers par des robots logiciels. Le concept n’est pas nouveau mais il connaît un regain d’intérêt dans le sillage de l’engouement autour de l’intelligence artificielle. Car le RPA rime surtout avec ROI et permet aux entreprises de faire d’importants gains de productivité.

La fin des tâches répétitives ?

Sur le principe, un robot logiciel va automatiser les actions répétitives, chronophages et à faible valeur ajoutée que fait manuellement un humain. À savoir la série de clics, de raccourcis clavier ou de copier-coller qu’effectue un employé devant son écran pour, par exemple, renseigner une base de données, rapprocher des factures ou envoyer un e-mail de réponse générique à un client.

Pour capturer l’information et l’enrichir, le robot va s’interopérer aux différents systèmes d’information (ERP, CRM, SIRH…), soit avec une supervision humaine (mode assisté), soit de manière autonome en arrière-plan (mode non assisté). Pour aller encore plus loin dans l’automatisation, le RPA est de plus en plus couplée à des technologies d’intelligence artificielle comme la reconnaissance de caractères (OCR) et d’images, la reconnaissance vocale ou le traitement du langage naturel (NLP).

Des robots fonctionnant sans erreur 24/7

Selon un livre blanc d’IDC, sponsorisé par l’éditeur UiPath, les investissements des entreprises françaises dans le domaine du RPA seront multipliés par cinq entre 2018 et 2022 pour atteindre 149 millions d’euros. 74% des entreprises connaissant le concept de RPA ont déjà mené un projet ou tout du moins engagé la réflexion sur le sujet.

Sur ce marché prometteur, quelques acteurs émergent. Fin avril, UiPath, le leader, d’origine roumaine, a levé 568 millions de dollars. Ce qui le valorise à 7 milliards de dollars. Son rival américain, Automation Anywhere, qui a mis un pied en France en janvier dernier a levé 290 millions de dollars en novembre pour une valorisation de 6,8 milliards de dollars. Quant au français Contextor, il a été racheté par SAP fin 2018.

Si les métiers de la finance et de la comptabilité ont été les premiers à s’emparer du RPA, il y a un gisement de tâches automatisables dans d’autres fonctions support de l’entreprise. La DRH peut, par exemple, scénariser la validation et la signature d’un contrat de travail ou les différentes étapes d’un parcours d’intégration (démarches administratives, prises de rendez-vous…). Et la DSI peut industrialiser le déploiement d’applications et de mises à jour ou la gestion des incidents.

Outre qu’ils sont rapides et disponibles jour et nuit, les robots respectent scrupuleusement les tâches que l’on leur a assignées, éliminant les erreurs humaines liées à la saisie de données. Le RPA permet également de s’assurer de la bonne conformité au cadre règlementaire. La direction des achats va sécuriser la gestion des fournisseurs. Dans un autre domaine, un laboratoire pharmaceutique peut s’emparer du RPA pour encadrer le suivi des essais cliniques qui fait l’objet d’un grand formalisme.

Des cas d’usage quasi infinis

Les cas d’usage sont quasi infinis, comme l’attestent les retours d’expériences d’entreprises clientes de UiPath. Swiss Life s’appuie sur le RPA pour trouver les bénéficiaires de contrats d’assurance-vie après le décès du souscripteur. Ce qui implique de faire une recherche sur des sites web officiels, portant sur une soixantaine de critères.

En France, la Cnaf a recours au RPA pour augmenter la productivité des agents. La branche famille de la Sécurité sociale a notamment automatisé le processus de prolongation des droits des allocataires étrangers, après vérification que leur titre de séjour a bien été renouvelé deux semaines avant l’échéance.

FM Logistic a, lui, réalisé un POC (Proof of concept) de création automatisée de fiches fournisseurs dans son ERP. Le robot va rechercher les informations sur les fournisseurs (numéro de Siret, numéro de TVA intracommunautaire, adresse…) depuis des sites web spécialisés.

Bref, une liste de cas d’usage non exhaustive. Et ce n’est que le début…


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