Robot versus cobot : quelles différences ?


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Flexible et conçu pour fonctionner en complémentarité avec l’humain, le cobot prend le contrepied de l’image du robot « voleur d’emploi ». Mais comment s’y prend-il, et en quoi diffère-t-il dans ce cas d’un robot traditionnel ?

Son nom peut surprendre, et faire penser à une coquille sur le mot « robot ». Pourtant, c’est bien d’un cobot qu’il s’agit. Un robot, oui, mais d’un genre un peu spécial, il tire son nom de la contraction de « collaborative robot », et sa seule mission est d’assister l’être humain.

Alors que la robotisation massive du secteur industriel – sans compter la quasi-omniprésence de robots et d’objets autonomes dans notre quotidien – suscite encore une profonde méfiance, on peut tout de même penser que son rôle à plus long terme sera de redorer le blason de la robotique… voire d’adoucir les relations humains-machines.

L’interaction avec l’humain, raison d’être du cobot

Il faut dire que le robot industriel traditionnel, souvent accusé d’être un générateur de chômage, n’a pas vraiment la cote. Ces machines puissantes n’ont après tout pas été pensées pour travailler aux côtés de l’humain, mais pour exécuter des tâches à des cadences qui le dépassent.

Alors quand le « robot collaboratif », plus flexible, a fait son apparition au début des années 2000 en promettant économies et performance tout en conservant l’humain dans l’équation, il ne pouvait qu’attirer l’attention. Privé d’une certaine autonomie, il ne fonctionne que pour et avec l’humain. Finies les barrières et autres mesures de sécurité : le cobot se déplace au besoin pour manipuler des pièces lourdes ou exécuter des tâches répétitives et fastidieuses. Imaginez un bras robotique, par exemple, qu’un opérateur humain programme pour monter des colis à la chaîne.

En termes de volumes de production, le robot traditionnel l’emporte toujours sur le cobot. Mais, moins encombrant et polyvalent, ce dernier permet un retour sur investissement plus rapide, tout en travaillant à proximité immédiate de l’humain.

Le cobot, robot « human-friendly »

D’ailleurs, le moindre détail de la conception d’un cobot trahit une volonté de s’attirer notre sympathie : un design soigné, des coins arrondis, des couleurs… Mais également une façon de travailler très différente de celle des robots industriels. Déjà, ils sont un peu plus lents et sont volontairement moins bruyants pour ne pas inquiéter. Et surtout, ils sont conçus pour détecter les forces extérieures et la moindre obstruction.

La présence de capteurs sur le cobot est en effet une différence majeure avec le robot traditionnel. S’il est seul, le cobot va avancer sur sa tâche à plein régime… mais ralentir dès qu’une personne s’approche et s’arrêter automatiquement si on le touche ou qu’il détecte un obstacle.

Cette mesure de sécurité est l’une de ses caractéristiques principales, car elle permet à son binôme humain de travailler avec lui sans se mettre en danger, et donc d’interagir avec le cobot. Une conception « human-friendly » qui appelle forcément à repenser non seulement la relation à la machine, mais également le rôle de l’humain dans l’industrie.

De la robotique à la cobotique

Car travailler à proximité d’un assistant (très) polyvalent permet de lui déléguer les tâches répétitives – et donc de réduire la pénibilité du travail – tout en gardant le contrôle… Mais surtout, son accessibilité offre de nombreuses opportunités. Contrairement à la robotique traditionnelle dont le système de programmation requiert un certain niveau d’expertise, tout le monde peut être formé à la programmation d’un cobot. Son fonctionnement est simple, et son installation rapide.

Cette simplicité d’utilisation permet donc de le reprogrammer pour lui donner de multiples objectifs sans devoir faire appel à un expert en robotique. Loin de menacer l’emploi du travailleur humain, le cobot peut servir de tremplin professionnel pour accéder à des missions plus diversifiées avec une plus-value intellectuelle. De quoi, peut-être, faire envisager la cobotique comme un futur plus optimiste de la robotique.

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