Power BI, les raisons d’un succès


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Power BI, les raisons d’un succès

Par sa facilité d’utilisation, sa couverture fonctionnelle et sa politique tarifaire agressive, Power BI l’outil décisionnel et de datavisualisation de Microsoft connaît un fort engouement depuis deux ans. Il s’inscrit dans la nouvelle génération d’outils de « self service BI » aux côtés de Tableau Software et Qlik.

Power BI désormais incontournable

Power BI a fait une entrée discrète sur le marché en septembre 2013. Microsoft dévoilait alors une sorte de descendant analytique d’Excel, consolidant en une seule interface tous les add-ons qui étaient venus enrichir le célèbre tableur, comme Power Pivot pour l’analyse et la modélisation, Power Query pour le requêtage ou Power View pour la restitution.

Puis, au fil des années, à raison d’une mise à jour par mois, la solution s’est fortement développée pour devenir aujourd’hui incontournable sur le marché du décisionnel. Dans son dernier quadrant magique, Gartner place Microsoft parmi les leaders des éditeurs de plateformes de business intelligence (BI), assez loin devant son dauphin, Tableau Software, qui a été récemment racheté par Salesforce.

« Power BI connaît un réel engouement depuis deux ans, quel que soit le type d’organisation – PME, grand compte, administration – ou de secteur d’activité – santé, industrie, énergie… « , observe Nicolas Dubois, consultant formateur en data intelligence chez BIAL-X et formateur ORSYS.

Plus de 70 connecteurs, des visuels pré-paramétrés

Ce succès, Power BI le doit d’abord à sa facilité d’utilisation. « Un expert métier qui a déjà conçu des macros sous Visual Basic retrouvera l’environnement de développement familier d’Excel, poursuit-il. Il ne sera pas désarçonné. »

Autre point fort : la connectivité de l’outil. « Avec plus de 70 connecteurs intégrés, Power BI peut accéder à n’importe quelle source de données qu’il s’agisse de pages web, de fichiers CSV, d’une base de données relationnelle ou de données non structurées dans le cloud. »

Pour la restitution, Power BI propose une large palette de visuels et de graphiques pré-paramétrés qu’il suffit de personnaliser. Et si cette sélection ne suffit pas, la market place rassemble en ligne 250 visuels proposés gratuitement par la communauté. « Revers de la médaille : il y a tellement de visuels que l’on peut passer du temps à trouver le bon. »

Pour Nicolas Dubois, Power BI s’adresse à tous les types de reporting et donc à toutes les strates de l’entreprise. À commencer par les opérationnels qui ont besoin de rapports leur permettant de suivre l’activité et de rendre compte aux managers intermédiaires. Cela peut se rapporter à des métriques comme le pourcentage de vente d’un produit rapporté au chiffre d’affaires global pour un service commercial ou le suivi du taux d’absentéisme pour les ressources humaines.

Les experts métiers vont, eux, analyser les données depuis l’éditeur « R » ou « Python » directement pris en charge dans Power BI ou encore grâce aux « mesures rapides » apportant des fonctionnalités statistiques classiques comme les variations temporelles ou les calculs contextuels.

Outil de stratégie

Enfin, l’outil permet la construction de tableaux de bord stratégiques. « En un coup d’œil, un décisionnaire peut analyser l’état de santé de son entreprise en rassemblant dans une vue transverse les indicateurs de performances des différents services : RH, finance, contrôle de gestion, production… », précise l’expert.

D’après Statista, 33 zettaoctets de données ont été créées en 2018, soit l’équivalent de 330 millions de disques durs de très haute capacité, et le seuil de 2 000 zettaoctets devrait être atteint à l’horizon 2035. Cette explosion du volume de données rend plus urgent la capacité à les rendre intelligibles.

« Il faut arriver à tirer de cette masse de données des enseignements immédiats et synthétiques au regard de problématiques métiers en se basant sur des modèles efficaces de restitution. », estime Nicolas Dubois. « Cela suppose de combiner différentes données issues du web, du cloud et des données personnelles, puis de les stocker à un seul endroit. »

Rendre les experts métiers autonomes

Power BI fait partie de la génération d’outils de BI en self-service avec Tableau et Qlik Sense, ringardisant des solutions traditionnelles comme IBM Cognos ou SAP Business Objects. Elle permet à des experts métiers – que sont les contrôleurs de gestion, les financiers ou les gestionnaires RH – de créer eux-mêmes leurs propres axes d’analyse et indicateurs. « Par le passé, dépendants de l’informatique, ils devaient attendre plusieurs jours voire plusieurs semaines un rapport qui ne correspondait pas toujours à leurs attentes. »

La plateforme cloud de la solution, baptisée PowerBI.com, permet ensuite le partage du rapport ou du tableau de bord au sein d’une organisation. Via des espaces de travail sécurisés, les membres habilités d’une équipe peuvent collaborer et l’enrichir en contenus. Les jeux de données sous-jacents peuvent être rafraîchis automatiquement.

PowerBI.com propose aussi un système de notifications et d’alertes. « L’Établissement français du sang l’utilise pour être averti si le seuil de plaquettes descend sous une certaine valeur« , illustre Nicolas Dubois.

Intégration à l’écosystème Microsoft

L’intégration de Power BI à l’écosystème Microsoft est un autre point fort. Il est possible de déclarer les membres d’un groupe de travail depuis la suite collaborative Office 365. En matière d’intelligence artificielle, Power BI fait appel à Cortana, intégrée à Windows. L’utilisateur fait une demande en langage naturel et l’assistant personnel répond par un graphique.

Power BI profite, par ailleurs, des services d’Azure, l’offre de cloud public de l’éditeur américain. Par exemple, Vinci Énergie anticipe les pannes de chaîne de production en plaçant des capteurs connectés. Les données remontées sont collectées par Power BI, le tout dans une architecture Azure.

Pour Nicolas Dubois, la communauté Microsoft, très dynamique, propose un large choix de tutoriels et de vidéos pédagogiques pour s’autoformer sur la solution. Certains sites proposent même d’aller plus loin dans l’apprentissage du langage propriétaire de Microsoft intitulé DAX (data analysis expression), qui permet d’écrire des formules puissantes pouvant combiner toutes sortes de fonctions et d’opérateurs statistiques pour l’analyse des données.

Last but not least, Microsoft affiche une politique tarifaire agressive qui a obligé ses concurrents à s’aligner. Le client on-premise est gratuit sans aucune restriction de fonctionnalités. Ce qui permet de tester l’outil et de créer ses premiers rapports. En revanche, le partage dans le cloud est payant mais avec un prix mensuel par utilisateur particulièrement bas pour le monde de la BI.

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