Apprendre à mieux utiliser ses propres ressources personnelles


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Apprendre à mieux utiliser ses propres ressources personnelles

S’il est toujours possible d’acquérir de nouveaux savoir-faire ou simplement d’apprendre quelque chose pour évoluer, on oublie bien souvent que nous sommes nous-mêmes un puits de ressources qui ne demandent qu’à être développées. Ces ressources sont bien souvent des leviers de bien-être, de confiance et permettent alors de développer bien d’autres compétences. Mais comment les utiliser ? Stéphane Félici* nous en parle.

Apprendre à se connaître

Conscience et acceptation sont les deux mots-clés de cette démarche qui consiste à se connaître davantage pour mieux utiliser ses ressources internes. D’une part, la conscience qui nous fait devenir témoin de ce qui se passe en le plus souvent et l’acceptation, d’autre part, qui nous pousse à accueillir sans jugement ce qui est identifié.

La conscience :

Le rapport au monde dépend directement de la vision qu’on en a. Le simple fait d’être en vie et au contact de personnes, de situations, d’environnements, de cultures… amène à déclencher en une réaction. Il est ainsi possible d’observer à travers ces réactions de pensées, de ressentis, d’émotions, d’opinions, de comportements… nos modes de fonctionnement les plus ancrés ainsi que les ressources mises en œuvre et celles qu’on ne s’autorise pas à utiliser.

L’acceptation :

Si on juge négativement un mode de fonctionnement au moment où on en prend conscience, il y a de fortes chances pour qu’on se crée de la souffrance (la réalité perçue n’étant pas celle que l’on voudrait qu’elle soit) et qu’on finisse par ne plus vouloir faire ce travail d’observation ou par perdre en qualité de discernement.

Une fois ce premier travail effectué, on peut chercher à modéliser ses ressources présentes ou potentielles en les identifiant comme des personnages avec leurs propres valeurs et aspirations, forces et faiblesses, compétences et limites. Libre à soi ensuite de les utiliser quand cela est adapté à la situation pour que l’utilisation de ses ressources devienne une aide et non un frein à ses objectifs de vie.

Technique : créer un jeu de cartes qui symbolisent les parts sombres et dorées de chacune de ses ressources et le garder sur soi pour laisser s’exprimer chaque partie lorsque cela est nécessaire avant d’agir.

Amorcer le changement

Les nœuds comportementaux sont à accueillir avec beaucoup de subtilité et de délicatesse. En effet, les réactions automatiques de défense se font en général en cohérence avec des croyances profondément ancrées qui sont parfois très difficiles à faire évoluer tant elles sont vécues comme indispensables à la survie ou au bien-être de l’individu. Seul un travail de clarification permet d’identifier la source de ce mode de fonctionnement et peut ainsi donner une chance de faire évoluer les comportements.

Bien sûr, des techniques plus directes de reprogrammation via des suggestions peuvent permettre un résultat spectaculaire plus rapide. Pour autant, le risque demeure : le symptôme se déplace et prenne une nouvelle forme encore plus difficile à gérer.

La recommandation est donc de faire un accompagnement double : sur le questionnement de la cause en profondeur pour identifier les mécanismes à l’œuvre et une démarche de reprogrammation plus directe orientée solution une fois les causes profondes et leurs implications mieux définies.

Exemple : la personne qui perd ses moyens face à son patron peut, certes, se faire accompagner en reprogrammation pour ne plus être paralysée dans ce genre de situation… Cependant, elle continuera peut-être d’avoir le même type de réaction face à d’autres personnes qui ne lui sont pas hiérarchiquement supérieures mais qui, pourtant, lui feront perdre ses moyens. Il semble donc nécessaire de découvrir la cause profonde pour optimiser les chances de définitivement dénouer ces comportements inadaptés.

Plan d’action

Un plan d’action clair et respecté ne sera pas à éluder. Les étapes les plus subtiles du travail de transformation doivent obligatoirement s’accompagner d’actions concrètes sous peine de voir se perdre ou se diluer le résultat des efforts déployés préalablement. Plutôt que de vouloir changer le monde trop rapidement, la préférence est donnée à la réalisation d’actes simples, précis et réguliers qui coûtent peu et finissent une fois cumulés par rapporter beaucoup.

Exemple : Prenons par exemple le cas d’une personne qui craint de prendre soin d’elle et ne s’autorise pas à mettre en œuvre cette ressource sous peine de ne plus être aimée par son entourage. Le grand chamboulement via des actes révolutionnaires ne ferait qu’apporter plus de souffrance. La personne qui les mettrait en œuvre risquerait de quitter un automatisme pour un autre encore pire ou d’aggraver son mode de fonctionnement initial. Dans une telle situation, il est préférable qu’elle se fixe chaque jour une action concrète (de quelques minutes) visant son bien-être, sans pour autant que cela porte préjudice à ce qui est important pour elle.

Il s’agit bien sûr d’un premier pas qui sera suivi par d’autres jusqu’à lui permettre d’être au contact avec cette ressource sans craindre que cela soit préjudiciable pour quiconque voire même jusqu’à découvrir que cela est très bénéfique pour elle comme pour son entourage. 

Nos formations dans ce domaine : 

intervenant ORSYS

 

*Stéphane FÉLICI

Il est consultant, coach et formateur indépendant en développement personnel et en efficacité relationnelle. Après un diplôme d’école de commerce (EDHEC), il a connu trois phases clés dans sa carrière. La première comme commercial dans l’édition et l’imprimerie, la seconde en tant que manager dans la prestation de services et la troisième depuis plus de 10 ans en tant que consultant expert en développement commercial relation client, coach et formateur indépendant. Il anime, de plus, de nombreuses formations chez ORSYS.

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