PORTRAIT D’ORSYSIEN : Angélique, comédienne passionnée au service facturation


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Pour ce nouveau portrait d’Orsysien(ne !), nous partons cette fois à la rencontre d’Angélique du service DAF (Direction Administrative et Financière). Elle nous parle de son travail et de théâtre, mais pas que…

Au tout premier abord, on pourrait penser qu’elle est timide. Mais le gentil sourire et le ton de voix discret sont là pour rassurer la personne qui la rencontre pour la première fois : Angélique, elle, est parfaitement à l’aise. C’est juste qu’elle sait vous mettre à l’aise aussi.

« J’ai le contact facile », explique-t-elle en riant. « Le théâtre, ça aide. » Une aisance, doublée d’un sens aigu du réseautage, qui lui ont permis de dégotter des petits boulots dans des secteurs variés pendant ses études.

« À dix-huit ans, j’ai fait une licence Arts du Spectacle (spécialité cinéma et théâtre) à l’Université Paris X de Nanterre. J’ai fait de la mise en scène, du jeu d’acteur, de la scénographie… J’ai touché aussi un peu à la régie plateau et lumière et à l’organisation d’événements. (…) Toute la journée, je côtoyais la scène et le milieu du spectacle, et en parallèle, pour avoir un CV plus « classique », j’ai fait plein de petits boulots. J’ai travaillé à Closer, en tant qu’hôtesse d’accueil à Florence Doré, comme assistante véto, dans un cabinet d’avocate… »

Et là, normalement, vous vous demandez comment elle a atterri chez ORSYS (et si elle fait encore du théâtre).

UN PARCOURS « UN PEU IMPROBABLE »

« Improbable » – elle emprunte elle-même ce mot pour décrire son parcours professionnel. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il manque de cohérence :

« J’étais du coup plutôt destinée à l’intermittence. Mais je voulais une situation stable, avec un revenu stable tous les mois, ce qui était incompatible avec les arts de la scène… Alors j’ai commencé à travailler dans une école artistique (…). J’étais dans l’administration, à la fois comme commerciale chargée de formation et comme chargée de relation entreprises, et tenais également l’accueil en parallèle. Le lien était clair ! Vu que j’avais fait des études en lien avec ce milieu, j’arrivais à transmettre ma passion [aux étudiant.e.s que je démarchais] et à vendre beaucoup mieux. »

Après plus d’un an dans cette école, Angélique décide de partir avec pour projet de réussir à mieux concilier son travail et sa passion, le théâtre, en trouvant notamment le temps de remonter sur les planches. Elle cherche d’abord dans le milieu artistique puis, forte de sa première expérience, dans celui de la formation. La suite, vous la connaissez un peu…

CHEZ ORSYS

Elle arrive chez ORSYS en 2018, s’y plaît et ce, pour plusieurs raisons. La première : les horaires et le salaire fixes, qui lui permettent en parallèle de « combler le manque » du milieu artistique. Ensuite, parce que la polyvalence de son poste comble aussi sa curiosité naturelle, même s’il n’a rien à voir avec les arts du spectacle.

« Je suis à la facturation des formations intra. Ça comprend la création des inscriptions et la préparation à la facturation, qui consiste à rassembler les documents qui vont nous être utiles pour la facturation – tout ce qui est bons de commande, contrats, frais si nécessaire… Puis on va passer à la facturation. Il faut déterminer s’il s’agit de multi-sessions, multi-facturation ou de facturation simple. Si la société a des particularités, est-ce que c’est par forfait ou par personne, s’il y a eu des certifications… Finalement, on s’appelle « les Sherlock Holmes » de la formation, parce qu’on passe notre temps à enquêter. Et chaque dossier est différent. »

Ajoutez à cela « une super équipe » dont Angélique me parle avec affection, et vous avez de quoi peindre un tableau sympathique. Mais, et le théâtre, dans tout ça ?

À L’ORIGINE : LE THÉÂTRE

Le théâtre, pour Angélique, c’est simple : elle trouve le temps de monter sur les planches depuis qu’elle a douze ans, et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

« J’ai commencé par des cours de chant à cinq ans. (…) J’en ai fait pendant sept ans, et à douze ans, je suis rentrée en CHAM (Classe à Horaires Aménagés Musique) et ça m’a donné l’occasion de participer à un atelier de comédie musicale pendant trois ans, qui montait des représentations de fin d’année. On a donc monté Cats, Chantons sous la pluie et Christophe Colomb, une comédie écrite par des professeurs du conservatoire. Et c’est comme ça que j’ai fait connaissance avec le théâtre. »

C’est le début d’une belle histoire d’amour, avec sa passion flamboyante qui ne se tarit jamais vraiment avec le temps, persistant sous la forme de braises incandescentes*. À 15 ans, sans pour autant abandonner la comédie musicale, Angélique s’initie à l’improvisation théâtrale pour « s’approprier la scène, apprendre les règles de jeu et faire fonctionner l’imaginaire ». Pour elle, difficile de sauter cette étape avant de se lancer dans le grand bain.

Et le grand bain commence un an plus tard avec des cours de théâtre plus avancés, et au cours desquels elle incarne Juliette dans Roméo et Juliette, et teste sa capacité à « rentrer dans le personnage ».

RENOUER AVEC LA SCÈNE ET LE THÉÂTRE

Aujourd’hui, une licence Arts du Spectacle en poche et un parcours professionnel riche et diversifié à son actif, Angélique entretient les braises. En arrivant chez ORSYS, près d’une année de sevrage font de l’envie de retourner sur scène « une obsession ». C’est ainsi qu’elle commence à passer des castings pour rejoindre une compagnie de théâtre amateur, et finit par intégrer la troupe de « L’Aparté inattendu »… Sans s’arrêter là pour autant.

« J’ai joué dans Lysistrata avec le rôle de Cléonice, la meilleure amie de Lysistrata. Et cette année, je viens d’intégrer l’association « Tous en scène » pour jouer dans Le Porteur d’Histoire où je vais jouer plusieurs rôles [la conteuse, un cocher et Eugène Delacroix]. La représentation aura lieu en 2020 ! »

Si vous vous demandez comment Angélique trouve le temps de jongler travail, théâtre et vie personnelle, rassurez-vous : elle s’est aussi posé la question. Et y a répondu.

« Je voulais arrêter « L’Aparté Inattendu » cette année, parce que ça demandait à peu près quatorze heures de répétition en parallèle de mon boulot. Par semaine ! (…) Mais quand « Tous en Scène » sont venus me chercher, j’ai eu un véritable coup de cœur pour la pièce [qu’ils montaient]. Ils avaient besoin de quelqu’un, mais pour ne pas s’investir beaucoup parce que ce sont des petits rôles. Et ça m’arrange. »

ET APRÈS ?

Quand je lui demande si elle compte faire une pause, Angélique hésite. Elle a envie de me dire oui, un peu, pas totalement… Mais ne sait pas si elle aura la force de refuser un prochain projet avec le metteur en scène. Et de me parler de ses autres passions : l’Histoire, les danses de salon, la littérature… Elle aime apprendre et découvrir en permanence, mais elle aime aussi mettre en pratique ! Alors Angélique a aussi monté une association d’organisation d’événements de reconstitution historique, Escapade dans le temps, et a commencé à apprendre la valse, autre amour de son enfance.

« J’ai le théâtre, mais je suis aussi passionnée de valse. J’ai toujours eu envie de faire de la danse de salon. Quand j’étais petite, mes grands-parents avaient un vieux gramophone que j’adorais. Ma grand-mère tournait la manivelle, et mon grand-père m’apprenait à danser la marche, la valse, le tango, le pasodoble… J’ai énormément de souvenirs par rapport à ça. »

Si l’association est en hiatus après un premier tea time dans un château sur le thème de Louis XV, faute de temps et de moyens, la valse est bel et bien d’actualité ! Au point qu’elle aurait postulé pour participer aux débutantes au bal des Parisiennes… Mais ça, c’est encore une autre histoire.

*on pardonnera tout élan lyrique à la narratrice, que le monde grandiloquent du théâtre semble avoir inspiré.

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