Le Cloud de demain sera hybride ou multicloud ou ne sera pas


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Par la Rédaction ORSYS

Cloud et technologie - ORSYS

Le Cloud est devenu incontournable à la transformation numérique des entreprises. La montée vers le « nuage » se fait toutefois progressivement. Une fois passée l’étape de l’hybridation, le multicloud permet de profiter pleinement de toutes les richesses du Cloud.

214 milliards de dollars. C’est le chiffre que devrait atteindre, selon Gartner, le marché mondial du Cloud public cette année, soit une croissance de 17,5 % par rapport à 2018. Offrant une infrastructure « scalable » et une puissance de calcul infinie, le Cloud est devenu en quelques années un levier incontournable pour mener une stratégie de transformation numérique.

Une fois les freins levés sur la sécurisation et la localisation des données, la question n’est plus de savoir s’il faut ou non monter dans le « nuage » mais à quelle vitesse. Si les entreprises sont en quête d’Agilité, elles ne peuvent faire fi de l’existant hérité du passé, ce fameux « legacy » informatique. Elles doivent conserver une partie de leur patrimoine on-premise pour des raisons réglementaires ou de temps de latence.

Passer d’un Cloud à l’autre

Hormis les start-up et quelques PME récentes, rares sont les organisations à pouvoir conduire une stratégie 100 % « Cloud first ». La tendance forte consiste donc à recourir au Cloud hybride afin de profiter du meilleur des deux mondes. En fonction de leur criticité, des applications seront supprimées ou réécrites pour passer en mode Cloud – privé ou public -, voire remplacées par des solutions nativement conçues en mode SaaS. 

L’étape suivante, c’est le multicloud. Les entreprises ne veulent pas se retrouver bloquées avec un seul provider Cloud comme elles l’ont été par le passé avec les éditeurs de logiciel sous licence (vendor lock-in). Elles souhaitent déplacer indifféremment leurs charges de travail entre les Clouds de Google (GCP), d’Amazon (AWS) ou de Microsoft (Azure) en fonction de l’avance en termes d’innovation, de la qualité de service ou de la grille tarifaire affichés par l’un ou l’autre à un moment donné.

Des solutions dites de « broker de Cloud » ou de CMP (Cloud Management Platform) permettent d’assurer cette bascule en s’affranchissant des consoles des fournisseurs. Elles aiguillent l’utilisateur vers le meilleur service en termes de coûts et de performances pour un besoin applicatif donné.

Quels fournisseurs ?

Les fournisseurs ne sont pas en reste. Pour élargir leur marché au-delà des convertis au Cloud public, elles proposent d’embarquer leurs technologies au sein même des data centers afin de faire le lien entre l’ancien et le nouveau monde.

Avec Azure Stack, Microsoft a été le premier à proposer une telle offre, suivi par Amazon Web Services avec Outposts. AWS avait un peu plus tôt noué un partenariat fort avec VMware, spécialiste de la virtualisation, pour proposer la solution VMware Cloud on AWS.

Plus récemment, Google Cloud a lancé Anthos. Reposant sur Kubernetes, l’orchestrateur de containers maison, cette plateforme permet de gérer des charges de travail exécutées sur des Clouds tiers. Pour Google, cette réversibilité n’est possible que par le recours généralisé à l’Open Source et à la containerisation.

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