La culture de l’Open Source se diffuse à tous les étages


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Par la Rédaction ORSYS

La culture de l’Open Source se diffuse à tous les étages

Après le secteur public, les entreprises privées se convertissent à l’Open Source. Si le coût est un des facteurs de passage à l’acte, elles recherchent aussi la capacité d’innovation apportée par les solutions du libre.

La France est championne d’Europe du monde libre ?

Selon la dernière étude du Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), réalisée par PAC-CXP, la part de l’Open Source dans le marché global de l’IT s’élève à 9,9 %, devant le Royaume Uni (6,5 %) et l’Allemagne (6,4 %). Ainsi, le chiffre d’affaires du secteur du libre a atteint 4,426 milliards d’euros en 2017, en hausse de 8 %. Avec à la clé, la création de 4 000 emplois nets.

D’après la même étude, cette croissance de 8 % devrait se poursuivre dans les prochaines années pour atteindre un chiffre d’affaires de 5,65 milliards d’euros à l’horizon 2020. Intelligence Artificielle, blockchain, Internet des objets, robotique… L’Open Source est, de fait, derrière tous les buzzwords du moment. Pas de Big Data sans Open Source !

Du monde informatique au grand public

L’époque semble révolue où les pionniers du libre se trouvaient essentiellement dans la fonction publique avec la Gendarmerie Nationale, les Impôts ou le ministère de La Défense comme porte-étendards. Les administrations, les ministères, les collectivités locales se convertissaient à l’Open Source essentiellement pour des raisons financières et de souveraineté. Ils ont été depuis rejoints par les entreprises du privé. Pour assurer son passage dans le Cloud, la Société Générale a fait de l' »Open Source first » son mot d’ordre.

Ingénieur pédagogique chez ORSYS, Serge Gueguen note que la culture de l’Open Source a quitté le monde des informaticiens pour se diffuser auprès de Monsieur tout le monde. « La nouvelle génération est moins perturbée par des interfaces homme-machine différentes. Dès le collège, les élèves utilisent des machines sous Linux et les suites bureautiques Open Office et LibreOffice. Ce sont à peu près les mêmes icones à peu près aux mêmes endroits, l’appréhension est plus d’ordre psychologique. »

Ouverture des frontières ?

Par ailleurs, les frontières se dissipent entre les mondes du libre et du propriétaire. « Avant, les « barbus » s’opposaient aux « Windows », des personnes qu’ils considéraient obtuses et fermées, et vice-versa », poursuit Serge Gueguen. « Ces mondes ne sont plus aussi étanches, il y a des passerelles. Dans la salle serveurs d’un grand compte, la moitié des machines sont sous Linux, l’autre sous Windows. Cette convergence est à l’œuvre dans le domaine de la sécurité. Les attaques et les parades sont étudiées sous Linux puis on passe à Windows pour les tests et la production. »

À chaque solution, une alternative Open Source

Le symbole le plus marquant de cette évolution vient de Microsoft lui-même. Alors que la firme de Redmond faisait figure de repoussoir pour les gourous du libre, l’éditeur américain a ainsi fait un revirement spectaculaire en faveur de l’Open Source. Son ex-PDG, Steve Ballmer, avait comparé Linux à un cancer tandis que son successeur, Satya Nadella, a pris une position diamétralement opposée. Microsoft a ainsi décidé de porter son outil d’automatisation PowerShell sur les plateformes Linux et macOS, réunissant les deux populations d’administrateurs.

L’Open Source se retrouve à toutes les strates du numérique. Dans le monde du Web, l’architecture LAMP (Linux, Apache, MySQL, PHP) est quasiment devenue un standard. Le mouvement concerne bien entendu les langages de programmation. « Au sein du catalogue d’ORSYS, les formations sur Python sont parmi les plus populaires. Celles sur Node.js et Angular.js marchent également très bien ». Autre best-seller : la formation « Solution Open Source, gestion de contenu, e-commerce, CRM » pour développer une boutique en ligne ou un site communautaire avec PrestaShop, Magento ou le CMS WordPress. Avec l’approche DevOps, l’Open Source a aussi gagné la gestion de l’automatisation des tests.

Libre ne veut pas dire gratuit

« Face à un logiciel éditeur, il n’y a pas besoin de chercher très longtemps pour trouver une alternative Open Source », résume Serge Gueguen. Notre expert rappelle néanmoins que le libre n’est pas synonyme de gratuité. « Ce raccourci est encore présent dans l’esprit du grand public mais aussi chez certains informaticiens. » Non, comme son nom l’indique, l’Open Source, c’est avant tout l’accessibilité d’un code ouvert. À partir de là, les montées de version, la documentation et la maintenance peuvent être gérées par une communauté ou par un éditeur qui va garantir la pérennité du logiciel. Par exemple, Linux CentOS est géré par la communauté mais l’éditeur Red Hat, récemment racheté par IBM (pour 34 milliards de dollars !), propose également une distribution Linux.

Y aller ou pas ?

À la question « faut-il y aller ou pas ? », le DSI doit comparer les avantages et inconvénients de l’Open Source face à une solution propriétaire. « Les briques logicielles conçues par un même éditeur présentent une cohésion d’ensemble et s’articulent entre elles, comme les modules de la suite Office 365 de Microsoft et les outils .Net. À l’inverse, les outils Open Source exigent souvent du paramétrage pour s’interconnecter. Ce qui atténue l’économie réalisée mais suppose aussi des compétences en interne pour faire de la veille, contribuer aux communautés. Il s’agit aussi d’assurer les montées de version aux échéances parfois aléatoires alors que chez les éditeurs celles-ci sont classiquement planifiées tous les 6 mois ou tous les ans. »

A contrario, l’un des principaux atouts de l’Open Source, c’est la capacité d’aller vers des solutions innovantes, en avance de phase sur le marché. « Ce que produiront les éditeurs avec un temps de retard. » L’ouverture vers le libre est aussi un facteur d’attractivité pour recruter les jeunes diplômés, de plus en plus souvent formés à ces outils durant leurs années d’études en école d’ingénieurs.

À vous de voir maintenant !

L’info en +

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