Portrait d’Orsysien : Serge, ingénieur pédagogique et collectionneur de machines anciennes


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Serge et sa collection - ORSYS
Serge devant une petite partie de sa collection

Serge est ingénieur pédagogique chez ORSYS depuis tout juste un an et demi, et il semble comme un poisson dans l’eau. Le monde de la formation n’a rien de nouveau pour lui : avant de devenir ingénieur pédagogique, il était formateur. Mais encore avant… Eh bien, il était ingénieur de développement chez UNILOG, un poste qu’il a obtenu après un DUT Informatique. Un détail non négligeable, comme la suite nous le dira.

Un passif de formateur

Mais ne sautons pas les étapes. Comment passe-t-on d’ingénieur sur le terrain… à formateur ?

« Après 7 ou 8 ans chez UNILOG en tant qu’ingénieur de développement, il m’a pris l’idée de devenir formateur. À cette époque, une offre de mobilité interne circulait pour un poste de formateur sur des technologies de type Mainframe IBM. J’ai répondu à cette offre, et j’ai été choisi. »

Juste une idée, qui est pourtant très représentative de la personnalité de Serge. Car s’il n’est pas là depuis très longtemps, il est déjà connu chez ORSYS pour sa curiosité et sa passion pour la technologie. Et surtout pour sa collection de machines anciennes. Il parle lui-même d’un « petit côté geek », et arbore fièrement sur son bureau une machine à calculer datant des années 1950 qui, par sa taille, fait plutôt penser à une caisse enregistreuse.

Serge aime comprendre comment fonctionnent les choses, et il aime partager sa passion. Du genre à, de son propre aveu, démonter un objet électronique pour savoir comment ça marche. Sachant cela, la transition vers le métier de formateur paraît évidente.

D’ailleurs, formateur, Serge l’a été pendant près de vingt ans. Y compris comme formateur indépendant « pour des organismes de formation divers et variés ». Jusqu’au jour où il a commencé à ressentir le besoin de réduire ses déplacements, et qu’une opportunité sous la forme d’un poste d’ingénieur pédagogique chez ORSYS s’est présentée à lui.

Ingénieur pédagogique… mais toujours geek

Le métier d’ingénieur pédagogique chez ORSYS lui est apparu comme un bon compromis :

« C’est un poste plus sédentaire, et en même temps on aborde un nombre de domaines assez varié dans le monde de l’informatique. Parce que j’ai commencé sur du grand système IBM, mais j’ai fait aussi du web, de l’infographie, de la conception de bases de données… (…) Ça reste dans le monde de la formation, oui. Il y a toujours besoin d’une grosse culture générale en informatique. Il faut sans cesse se tenir au courant de ce qui sort. Étant très geek par nature, curieux de tout ce qui se fait, c’était parfait. Et puis après une carrière de formateur, ça s’imbriquait bien. C’était une bonne suite ! »

Avec son nouveau poste, Serge se retrouve en quelque sorte de l’autre côté du miroir. C’est lui qui, dans un premier temps, gère la validation des formateurs pour ORSYS – au sein d’une équipe, bien sûr. Recevoir les formateurs, revoir leurs cours, vérifier leurs compétences techniques et pédagogiques… Une petite partie de sa mission, qui consiste plus globalement à encadrer et faire évoluer l’offre de formation.

Bref. Serge baigne avec bonheur dans la culture informatique.

Mais quel rapport avec les anciennes technologies ?

« J’aime bien tout ce qui est nouvelles technologies, et j’aime bien comprendre comment ça marche… Mais justement, pour comprendre comment ça marche, il faut aussi savoir ce qu’on avait avant. Et comment ça fonctionnait avant. (…) C’est cet aspect-là qui m’intéresse. Savoir que sur un téléphone, par exemple, avec le système de cadran qu’il faut tourner… Pour numéroter, on crée simplement des impulsions : chaque tour ouvre et ferme un circuit, et cela génère des nombres qui permettent d’orienter automatiquement l’appel. »

L’exemple du téléphone n’est pas anodin. En partant du fonctionnement des premiers téléphones, Serge fait un lien logique avec les technologies modernes. Et illustre ainsi son propos.

« Et tout ça, petit à petit, s’est complètement automatisé. Au départ, avec des systèmes plus ou moins électromécaniques, puis informatiques. Et aujourd’hui, quand tu prends ton téléphone et que tu composes le numéro de quelqu’un, tu passes par deux ordinateurs ! (…) Et le chemin jusqu’au destinataire passe entièrement par des machines automatisées. »

Aux origines de la collection

Si l’intérêt de Serge pour les anciennes technologies ne date pas d’hier, on peut néanmoins affirmer qu’elle s’est concrétisée il y a environ vingt ans. Au gré d’une passion commune. Car quand on partage l’amour des objets anciens avec son épouse, où va-t-on se promener le week-end… ?

« Il y a un petit peu plus de vingt ans, dans une brocante, je suis tombé sur ma première machine à calculer mécanique. Pour moi, c’était un objet bizarre. Et puis j’ai commencé à jouer avec, et j’ai trouvé ça super intéressant. C’est à ce moment-là qu’a démarré la collection, parce que le week-end d’après, j’en ai trouvé une deuxième ! C’est allé très vite… Et sur un coup de chance ! Parce que je n’en trouve pas tous les week-ends, en général. »

machine à calculer - ORSYS - orsysien

Coup de chance, ou signe du destin – vingt ans plus tard, Serge prend encore plaisir à explorer les bases du calcul à travers une multitude de petites machines anciennes. Et si, en passant dans les couloirs d’ORSYS, votre regard est attiré par un engin étrange posé sur un bureau, n’hésitez pas ! Contrairement à ce que vous diront ses collègues, taquins, ceci n’est pas une technique pour attirer les filles… Et Serge vous dira tout sur l’objet avec un plaisir non feint.

Un musée ?

Avec tout ça, on en est finalement à une « petite » collection de 300 pièces environ. Si l’on ne se concentre que sur les machines à calculer mécaniques.

« Dans la collection « périphérique », il y a des objets liés à la communication, et notamment des téléphones. J’en ai qui remontent aux années 1920. (…) Mais autrement, j’évite de multiplier les objets, pour n’en avoir qu’un, deux ou trois par catégorie. »

Difficile, donc, de savoir à combien de pièces au total se monte la collection… Mais l’on n’est pas loin des 400. Si Serge a trouvé de la place pour les stocker chez lui (« Heureusement, j’ai une grande maison… »), il regrette surtout qu’elles ne soient pas mises en valeur. Alors apporter un objet au travail, de temps en temps, pourquoi pas… Mais ce n’est pas très représentatif ! D’où le projet de musée.

« Ce n’est pas qu’une idée. Aujourd’hui, j’ai déjà un local en location. (…) Un ancien grenier agricole dans un petit village ! J’ai 80 m² de surface, et il me reste à sécuriser et aménager ce petit musée. (…) Ce sera un musée privé avec visites sur rendez-vous. L’idée, c’est que les gens intéressés me passent un coup de fil, prennent un rendez-vous et viennent visiter. »

Pour des raisons évidentes de sécurité, Serge reste vague sur la localisation exacte de son futur musée privé. Ce sera dans les environs de Passy-sur-Eure, en Ile-de-France. Mais la communication se fera une fois que tout sera prêt, et les machines enfin visibles. Alors, ouverture prévue pour… ?

« Alors, euh… Pour l’année dernière ? Le souci, c’est qu’aujourd’hui, ce qui me manque le plus, c’est le temps. (…) »

Bon, ne soyez pas déçu(e)s. Le musée de Serge verra le jour, et il vous donne déjà le nom : le MICMAC (Musée de l’Informatique, de la Communication et de la Machine à Calculer mécanique).

Plutôt approprié, vous ne trouvez pas ?

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