Le Management intergénérationnel 1


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souhaiterait monter en compétence sur le management intergénérationnel*

Génération Y, génération Z… Millennials, Centennials…ce sont des mots que l’on entend toujours plus sans pour autant déterminer ce qu’ils nomment. Mais, ce n’est un secret pour personne, le monde avance et avec lui, l’Homme. Il en naît des générations entières qui correspondent chacune à leur temps. Le monde du travail évolue donc avec elles et peut-être même la perception du monde du travail. Mais quelle fonction plus que celle de commercial peut se trouver impactée dans son fonctionnement par un changement générationnel ?

Comprendre le fossé intergénérationnel

Dans le monde de l’entreprise, ne pas voir qu’il y a une nécessité de modifier le rapport au travail, c’est ne pas voir que les générations changent en même temps que le monde.

La question du management intergénérationnel est donc légitimée par l’évolution des comportements sociaux, notamment face au travail. Ces comportements qui répondent eux-mêmes à des constats sociétaux (l’obtention d’un diplôme n’est plus la clé pour avoir un bon poste, un bon salaire…ni même l’épanouissement professionnel).

Or, ces trois choses sont précisément les objectifs de vie de la nouvelle génération. Gonflés par un manque de confiance en l’entreprise ou même tout simplement en l’avenir, ces objectifs s’opposent plus ou moins à ceux des générations précédentes ayant connu, par exemple, le plein emploi et pour lesquelles la stabilité est une notion importante.

Millennials, Centennials, qui sont-ils ?

Ce sont les générations Y et Z. Elles ne s’opposent pas vraiment entre elles mais plutôt aux générations d’avant. La différence majeure de comportement est liée à l’apparition et à l’usage des outils numériques (Internet, Smartphones, réseaux sociaux…). Et ce comportement qui évolue demande aux entreprises et spécifiquement aux managers de s’adapter. Surtout si le manager ne correspond pas à ces générations.

Les Millennials : nés entre 1980 et 2000, ils représentent 40% des actifs. Cette génération a fait de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle un objectif, mais elle est aussi la génération qui a vu Internet évoluer vers le 2.0. Et qui a donc vécu l’essor des outils digitaux leur permettant de se projeter davantage dans le travail collaboratif.

Les Centennials : ils sont désillusionnés quant au monde de l’entreprise mais fonctionnent au challenge. Ils commencent à arriver véritablement sur le marché du travail et sont plus flexibles que leurs aînés. Ils vivent comme des hyperactifs, avec moult activités en dehors du travail et ne se reconnaissent pas dans le concept du CDI.

Quel management cela suppose-t-il ?

Dans un premier temps, cela suppose, par exemple, de savoir faire appel au Reverse Mentoring. C’est l’alliance des compétences et des forces de chacune des générations. Il faut comprendre que la compétence n’est pas liée à l’expérience. L’expérience des uns sert toujours à l’apprentissage des autres.

Il faudrait ensuite pouvoir repenser fondamentalement la culture d’entreprise. La génération Z cherche avant tout à se sentir bien dans une société, elle n’a aucun mal à changer si celle-ci ne lui convient pas (à l’inverse des générations précédentes). Cela veut dire pouvoir repenser la hiérarchie : les Centennials sont davantage attirés par les démarches collaboratives et le management horizontal plutôt que pyramidal. Ils cherchent aussi la convivialité et le côté ludique des choses.

Le management intergénérationnel demande de créer une synergie avec tous. Chacun des collaborateurs, chacune des compétences doit nourrir un projet mené ensemble. C’est une vision des choses plus naturelle pour les jeunes générations mais pas inaccessible pour autant aux plus anciennes. Le manager intergénérationnel doit réussir à sortir chacun de sa zone de confort. Pour certains, en les poussant à plus de défis, plus collaboratifs, quand pour d’autres, il s’agira plutôt de structurer un peu (mais pas trop) le cadre de travail.

Les spécificités des générations Y et Z

La fonction commerciale connaît bien cette problématique des générations parce que c’est une fonction qui revêt de multiples formes (terrain, sédentaire, technique, technologique…). Elle s’adapte sans cesse aux nouveaux usages, aux nouveaux comportements sociétaux et elle se caractérise par son dynamisme auquel les jeunes générations sont naturellement plus sensibles. La fonction commerciale est la fonction du challenge, de la ‘non-routine’ qui colle parfaitement aux goûts des générations Y et Z.

Ainsi, le manager commercial doit garder à l’esprit certaines « règles » comme :

  • Avoir un discours direct et transparent.
  • Manager de manière plus transversale.
  • Responsabiliser immédiatement les jeunes recrues.
  • Rythmer leurs missions en les challengeant régulièrement, voire souvent.
  • Ne pas chercher à les canaliser.
  • Proposer un cadre de travail séduisant (bien-être, challenges, salaire…).
  • Être technologiquement à la page.
  • Exploiter leur esprit d’entrepreneur.

Les Millennials, mais encore davantage les Centennials (qui font leur entrée sur le marché du travail), sont des multitâches qui ont un rapport totalement décomplexé à la hiérarchie. Une autre valeur qui se fait de plus en plus présente chez eux est l’attachement à l’éthique et à l’éco-responsabilité. Un management commercial doit donc pouvoir offrir un cadre structuré aux générations les plus anciennes, tout en laissant plus d’autonomie et de flexibilité aux plus jeunes.

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