PORTRAIT D’ORSYSIEN : Marion, une championne de ballet sur glace à la communication


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Par la rédaction ORSYS

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Marion fait partie de la team ORSYS depuis un peu plus de six ans – six ans et cinq mois, parce qu’elle sait être précise. Elle est arrivée comme alternante dans le cadre d’un Master communication et publicité… Et gère aujourd’hui un certain nombre de responsabilités au service communication.

Car son rôle est multiple : gestion des emailings, mises en page de contenus, gestion de réseaux sociaux, PLV et relation prestataires… Bref, Marion a plusieurs cordes à son arc, et connaît bien l’environnement où elle évolue. Mais il faut peut-être travailler dans le même bureau qu’elle pour découvrir une autre de ses facettes, et pas des moindres. Le fait, peut-être, que Marion soit championne de ballet sur glace. Rien que ça.

DÉBUT(S)

Quand je demande à Marion comment elle a fait ses premiers pas sur une patinoire, sa réponse est très simple : « J’ai vu [du patinage] à la télé, et j’ai dit à mes parents « j’veux faire ça » ! » Les belles chorégraphies des patineuses ont fait rêver bien des petites filles. Mais moins ont persévéré comme Marion qui, bien qu’elle m’avoue avoir illustré sa crise d’adolescence avec une courte phase ping-pong (l’équipe investigation cherche encore le rapport), s’est même spécialisée dans un domaine de la glisse.

« Je fais du ballet sur glace depuis [près de dix ans]. J’ai commencé le patinage quand j’étais petite, mais le ballet sur glace, c’est une autre discipline, qui se pratique en groupe. Ça, j’ai commencé en 2009. »

À noter que ce n’est pas la seule différence entre patinage et ballet sur glace. D’ailleurs, Marion m’explique qu’il existe encore plus de disciplines dans le domaine.

« Tu vas avoir le patinage artistique, qui, en compétition, compte les catégories patinage féminin, masculin et couple. Et puis la danse sur glace, qui là, en compétition, ou plutôt en compétition internationale, n’a que la catégorie couple. Mais la différence entre patinage artistique et danse sur glace, c’est principalement qu’il n’y a pas de sauts en danse sur glace. Ce sont plutôt des pas, des figures, des portés… Ensuite, en autres disciplines artistiques dans les sports de glace, tu as le patinage synchronisé et le ballet sur glace. Le ballet est un mélange de patinage artistique et de danse sur glace, mais il y a aussi une partie théâtrale. D’ailleurs, aux États-Unis, la discipline s’appelle Theatre on Ice. »

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LE BALLET SUR GLACE

Aujourd’hui, Marion pratique donc le ballet sur glace à Franconville Sports de Glace. Un club situé à plus d’une heure en transport de chez elle. Avec ses dix-huit coéquipier.e.s (car on a enregistré un record de trois garçons, cette année), elles et ils forment les All Styles.

« Cette année, on est un peu moins nombreux, mais on reste une grande équipe. Je trouve que c’est toujours mieux d’être beaucoup : si les choses sont bien faites, l’effet visuel est forcément meilleur. Mais il y a un avantage, et un inconvénient. Bien sûr, le visuel peut rendre mieux. Mais c’est aussi plus difficile de se coordonner à vingt qu’à huit. »

Vous avez l’image mentale ? Oui, les carambolages sur glace arrivent – mais surtout en entraînement. Le jour J d’un spectacle ou d’une compétition, tout le monde a beaucoup travaillé pour atteindre cette fluidité artistique que l’on apprécie dans les mouvements synchronisés d’une équipe de danseurs. Plusieurs individus qui forment un seul grand et bel ensemble… Voilà donc ce que Marion semble aimer dans le ballet sur glace.

Mais c’est du travail. Et de l’investissement. Les All Styles s’entraînent au moins 1h45 par semaine, et réservent souvent plusieurs heures le dimanche après-midi à l’approche des compétitions. Sachant que l’équipe participe à plusieurs compétitions par an, en plus des événements ponctuels…

« Après, c’est un choix de ma part. Personne ne m’oblige à le faire. (…) Mais voilà, pour moi c’est une passion, donc ça ne me dérange pas. C’est sûr que des fois, je préfèrerais rester chez moi, mais tant que j’ai la motivation, je me dis… Pourquoi ne pas le faire ? Et puis, on vit des beaux moments. Il y a des moments moins cools, c’est sûr, et parfois c’est dur… Mais on est une équipe. Et on a la chance de tous bien s’entendre. C’est aussi important : il y a une bonne cohésion, un bon esprit… Ce n’est pas toujours le cas ! (rires) »

« MEILLEURE ÉQUIPE AU MONDE DE BALLET SUR GLACE DANS LA CATÉGORIE ADULTE »

Un bon esprit d’équipe qui, couplé à de nombreuses heures d’entraînement et une bonne dose de motivation, leur a permis de se qualifier à plusieurs reprises. D’abord, en tant que champions de France (pour la 2ème année consécutive). Mais aussi dans une compétition de niveau international. Et pas à n’importe quelle place non plus, attention.

 « Oui, on est champions du monde ! Bon, il faut dire « meilleure équipe au monde de ballet sur glace dans la catégorie adultes » (rires). (…) C’était en 2017, aux États-Unis. À côté de Detroit, à Ann Arbor, une ville étudiante. (…) Franchement, on ne s’y attendait pas. On avait tout fait pour bien se placer, bien sûr et on avait vraiment bien bossé et tout. On avait un beau programme sur le thème « L’union fait la force » ! Mais on ne s’attendait pas à finir premiers. On visait le podium. On se disait que c’était peut-être à notre portée. Mais tout ça dépend aussi de ce que présentent les autres équipes. »

Des étoiles plein les yeux en me racontant ce qui est, de son propre aveu, son meilleur souvenir dans son parcours, Marion parle du prix, de la « grosse coupe », de la médaille pour chacun et même de la Marseillaise. Je n’y crois pas trop, mais je pose tout de même la question : retient-elle un souvenir moins agréable de ses années de ballet ? Un regret ?

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Elle prend le temps d’y réfléchir, mais la réponse est sans appel.

« Non, aucun regret, vraiment. »

POUR CONCLURE

Si ce portrait vous a donné des envies de glisse, sachez que Marion est prête à accueillir un.e Orsysienne. Niveau requis pour intégrer une troupe de ballet sur glace ?

« Oh, ce n’est pas un niveau exceptionnel qui est demandé en catégorie adulte. Il faut avoir quelques années de patinage derrière soi, maîtriser les pas de base, les sauts simples (un tour) – pas besoin de savoir faire des triples ou des quadruples sauts. (…) Le but du ballet, c’est vraiment d’être ensemble, de savoir patiner en groupe pour créer de beaux mouvements. »

Vous pouvez commencer à travailler votre équilibre. En attendant, Marion et son équipe ont plusieurs compétitions prévues pour 2019 : Nantes le 2 mars, Colombes le 6 avril, les championnats du monde à Épinal les 25 et 26 avril, et les championnats de France à Argenteuil le 4 mai.

Sans vouloir vous mettre la pression, les All Styles comptent sur vous.

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