Relation soignant-soigné : la bientraitance


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Soignant : la bientraitance

Aujourd’hui, nous évoquons avec vous, Catherine MAGGIOLI*, la mise en œuvre dans le quotidien des personnels médicaux et paramédicaux du PLAN DE DÉVELOPPEMENT DE LA BIENTRAITANCE ET DE RENFORCEMENT DE LA LUTTE CONTRE LA MALTRAITANCE (2007) et plus largement des directives de la HAS**.

Le fait de parler de développement de la bientraitance plutôt que de prévention de la maltraitance est un vrai changement ?

CM : Il est important de nommer la bientraitance et de proposer son développement. En effet, la bientraitance n’est pas « simplement » l’absence de maltraitance, elle est bien plus que ça, d’ailleurs les recommandations de la HAS sur le sujet décrivent bien que ce concept proche de la bienveillance, de la sollicitude ou encore de la reconnaissance s’inclut dans un savoir-être et un savoir-faire des professionnels soignants.

Il est donc essentiel de fouiller dans la pratique professionnelle afin d’éclairer et de comprendre ce qui a pu engendrer de la maltraitance afin de la prévenir, mais également afin d’amener ces professionnels à repenser leurs actes quotidiens, à leur donner du sens et une éthique.

Question naïve sûrement mais on se dit que le personnel paramédical et médical est déjà particulièrement sensibilisé à ce sujet, ce n’est pas le cas ?

CM : Pas du tout ! De plus, connaître le sujet ne signifie pas être pleinement conscient de chacun de ses actes et de pouvoir s’ajuster. Et enfin, même sensibilisé, un soignant peut avoir des difficultés à gérer le stress professionnel (dû souvent au manque de matériel, d’encadrement, de personnel, …), à être bienveillant alors que certains malades (psychiatrie, gériatrie) ne sont pas bientraitants ainsi que parfois certaines institutions (encadrement, collégialité…). Il existe une souffrance « soi-niante » !

Relation soignant / soigné

Quels sont les points que vous abordez en formation ?

CM : De nombreux points, nous travaillons sur tous ces objectifs :

– Identifier les situations à risque de maltraitance

– S’imaginer à la place du patient et en percevoir les besoins essentiels

– Connaître les recommandations et s’approprier les outils proposés par la HAS, en matière de promotion de la bientraitance

– Se réapproprier les valeurs éthiques et le cadre déontologique pour garantir le respect des personnes au quotidien

– Communiquer humainement (CNV)

– Promouvoir un positionnement professionnel dans une culture de bientraitance

Concrètement, cela signifie quels types d’actions ?

CM : Concrètement, c’est :

– Évaluer, individuellement et en équipe, les pratiques professionnelles

– Définir des axes d’amélioration

Avez-vous des retours des participants suite aux formations ? Lesquels ?

CM : Certains me remercient de les avoir aidés à mieux se connaître, à prendre conscience de la rapidité à agir de façon maltraitante, à savoir mieux gérer leur stress et mieux réguler leurs émotions, à oser demander de l’aide, à plus travailler en équipe avec une meilleure communication et plus de transmission orale.

Catherine MAGGIOLI

*Catherine MAGGIOLI

Psychothérapeute libérale, Formatrice santé et développement personnel, elle intervient en cabinet, en entreprises et dans les hôpitaux. Elle travaille aussi avec le cabinet AGES formation, partenaire d’ORSYS et habilité DPC.

**HAS : Haute Autorité de Santé

Lire/Relire aussi : Les formations relation soignant/soigné

Formations associées :

La bientraitance : démarche et mise en oeuvre, 3 jours (réf. BTR)

Prévenir et gérer l’agressivité et la violence en milieu hospitalier, 3 jours (réf. AVH)

Accueillir pour mieux soigner, 2 jours (réf. OIG)

Accompagner la fin de vie, 2 jours (réf. AFV)

Gérer les conflits dans le secteur santé et médico-social, 3 jours (réf. ETS)

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