Comment gérer un projet de vidéosurveillance ? 1


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La vidéosurveillance

Alors que les matériels de vidéosurveillance se démocratisent, la question des flux de données rend indispensable une formation complémentaire… Une formation animée depuis quatre ans chez ORSYS par Marc Pichaud*.

Pourquoi se former à la vidéosurveillance ? On a pourtant l’impression que les systèmes se sont simplifiés…

Marc Pichaud : Dotés de caméras analogiques coaxiales en noir et blanc, puis en couleur, les premiers systèmes sont apparus dans les années soixante-dix. Leur résolution était très limitée (400 000 pixels). Il fallait multiplier le nombre de caméras pour avoir une image de qualité. Désormais, la majorité des caméras se règlent comme un ordinateur. Proposées en IP, elles se raccordent directement en réseau avec des résolutions beaucoup plus importantes (de 1 à 40 millions de pixels !).

Mais s’il est devenu plus simple d’acquérir un système de vidéosurveillance, l’installation reste plus complexe. Certes, vous utilisez les mêmes réseaux, les mêmes accessoires, et vous vous connectez aux mêmes ordinateurs que pour l’informatique. Mais ajouter 50 caméras, c’est ajouter d’un coup 50 « ordinateurs » en réseau avec des débits importants, 24 heures sur 24, et sept jours sur sept !

Vous parlez d’ailleurs de « gestion de projet de vidéosurveillance »…

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La vidéosurveillance

 M.P. : Tout à fait. Pour atteindre ses objectifs en vidéosurveillance, c’est-à-dire obtenir un taux d’élucidation élevé sur les sites surveillés, il nous faut combiner différentes technologies et des équipements. Tous devront être dimensionnés afin de ne pas se transformer en un goulet d’étranglement pour les autres composants : caméras bien réglées, flux et débits réseaux correctement distribués, serveurs et postes clients bien dimensionnés, système d’enregistrement performant en lecture et en écriture. On gère aussi un projet en respectant différentes étapes et en passant par une analyse de risques et une analyse fonctionnelle.

Sans compter les problématiques de sécurité…

 M.P. : En effet, l’informatique est entrée dans les foyers et dans toutes les entreprises. La téléphonie est désormais en IP, ainsi que la télévision et la vidéosurveillance. Nous sommes tous raccordés et on ne peut plus laisser les équipements en « réglages usine » avec des mots de passe gruyère, qu’un robot hacker pourra détecter à distance. La formation insiste sur la prise en compte des principales failles de sécurité existant actuellement dans les caméras IP et sur les réseaux. La vidéo va se mettre, selon moi, rapidement au niveau de l’informatique d’entreprise avec des VLan**, des serveurs d’authentification et des procédures de changement de mot de passe plus régulières. Je travaille d’ailleurs actuellement avec des organismes professionnels afin de mettre à jour fortement les référentiels de formation utilisés par les chefs de projet et les techniciens dans le domaine de la sécurité (vidéo, contrôle d’accès, intrusion, incendie).

Qui est susceptible d’être intéressé par cette formation ?

 M.P. : Trois grands types de public sont concernés.

Le client final qui décide de s’équiper : les décideurs, les responsables de services généraux, les gens de la police, la gendarmerie, les responsables de sûreté, les DSI… même s’ils ne gèrent pas l’installation, ils veulent savoir comment cela fonctionne, car on va devoir passer par eux. Ils ont besoin de superviser, savoir gérer les mots de passe et autres subtilités, les VLan, réseaux virtuels…

Nous sommes aujourd’hui dans la même situation qu’il y a vingt ans, lors du passage de la téléphonie analogique au numérique. Ils n’ont pas besoin d’entrer dans le détail et de savoir comment fonctionne la caméra. Mais ils doivent parler le même langage que leurs fournisseurs afin de repérer les meilleurs, mieux définir leurs besoins, sélectionner les bonnes techniques… et donc globalement mieux dépenser leur budget vidéosurveillance !

Les bureaux d’études, vers lesquels les clients finaux vont se tourner une fois qu’ils auront rédigé leurs appels d’offres. Ils ont besoin d’être formés afin de définir le besoin du client, écrire les CCTP (cahiers des clauses techniques).

Les intégrateurs, les installateurs qui répondent aux appels d’offres : ce sont de plus en plus des installateurs informatiques, des personnes multimétiers, comme des électriciens qui installeront du courant faible, des personnes spécialisées en informatique et en téléphonie, de petits installateurs d’alarmes… mais aussi, par exemple, de grosses entreprises d’électricité ou tiers mainteneurs – Spie, Ineo/Engie, Vinci/Cegelec, Eiffage E&S, etc. – qui souhaitent former leurs techniciens. Sachant que je rencontre souvent ces personnes ensuite sur le module de formation propre à la « l’installation et maintenance ».

Vos formations chez ORSYS rencontrent un vif succès. Comment l’expliquez-vous ?

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Formation ORSYS

 M.P. : C’est sans doute la seule formation qui mélange 40 technologies différentes… Mes modules sont assez denses, concentrés volontairement sur deux jours. Je suis testeur d’équipements, sans représenter de marques. Je suis donc en mesure de montrer une multitude de caméras, d’équipements et accessoires réseaux, de logiciels, d’astuces… On utilise tout en travaux pratiques. Je laisse d’ailleurs entre 20 et 30 logiciels à chaque participant. Certains sont purement informatique réseaux, afin de calculer, par exemple, les bandes passantes, rechercher les caméras, analyser les statistiques de débits, calculer les latences, etc.

Les participants ne deviennent pas spécialistes vidéo en deux jours. Mais ils acquièrent une culture générale, disposent de glossaires avec la terminologie utilisée.

Après ces deux jours, les chefs de projet peuvent discuter avec n’importe quel fournisseur en optimisant fortement leur budget !

*Marc Pichaud, cofondateur de Just Do IP, était précédemment Country Manager Axis Communications, US Robotics et Visonic, JDI. Il est membre des associations professionnelles AN2V et du SVDI et intervient régulièrement comme consultant ou expert pour Reed Expo lors de séminaires consacrés à la sécurité.

**Réseaux locaux virtuels

 

Formations associées :

Déployer un réseau de vidéosurveillance sur IP, 2 jours (réf. VID)

Installer, configurer et dépanner des caméras IP, 2 jours (réf. CME)

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Commentaire sur “Comment gérer un projet de vidéosurveillance ?

  • NZATSI MOULOUNGUI Raymond

    Bonjour Messieurs ou Madame,

    Je suis très heureux de tomber sur votre site pour les formations bon je veux. en effet je suis responsable de la sécurité a la CDC, nous sommes entrain de terminer les travaux de notre siège, main, compte tenu de l »ampleur au niveau de la sécurité et de la vidéosurveillance cette formation de  »comment géré un projet de vidéosurveillance » me tien a cœur.
    Si je peux recevoir de vous un calendrier de formation j’en serais ravis.

    cdt votre./