RSE et performance : comment tirer profit du potentiel naturel de votre entreprise ?


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Par Dominique du Paty de Clam*

Les TPE et PME se sont vu imposer, au fil du temps, des règlementations légales des plus contraignantes. On parle de choc de simplification : les entreprises en attendent encore les effets. On sait que ces contraintes bloquent les recrutements, freinent les entreprises dans leurs investissements. Malgré une certaine souplesse pour les entreprises de moins de 500 salariés, les entrepreneurs restent, pour la plupart, très dubitatifs face à cette RSE, la Responsabilité Sociale des Entreprises.

La RSE serait donc réservée aux grands groupes ?

La RSE serait pour les grands groupes : que les petites et moyennes entreprises se détrompent ; ce sont en effet elles les principales bénéficiaires de cette RSE dont on parle tant, les actrices privilégiées de cette responsabilité qui leur semble bien abstraite.

Qu’entend-on par RSE ? C’est la volonté de l’entreprise d’assumer la responsabilité des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement, et d’en rendre compte. Qu’on se détrompe : ça n’est pas que du vent, un simple discours politique voué à endormir la crise. Car certaines instances, telles que la CGPME, sont convaincues (conservons un certain bon sens que diable !) que la première responsabilité sociale de la PME est bien de développer son chiffre d’affaires, de faire fructifier son business, d’’embaucher de nouveaux collaborateurs, et de faire profiter son territoire de sa bonne santé financière et de ses carnets de commande bien pleins.

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Un plan d’actions RSE est donc la meilleure façon de mettre en œuvre et présenter son organisation de manière vertueuse et planifiée. De manière croissante, pour remporter des marchés, on demande aux soumissionnaires d’expliquer comment ils s’y prennent, de mettre en évidence ce qui fait leur différence en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale. Dans les appels d’offres, les appels à projets, voilà ce qui change la donne. Plus moyen d’y couper. La RSE s’invite partout sous diverses formes.

Face à la RSE, les PME manqueraient peut-être d’une certaine curiosité ?

Cependant, d’après une étude réalisée auprès de plusieurs dizaines de TPE/PME par la Chambre de Commerce d’Ile de France fin 2013, c’est le manque de temps, le fameux « nez dans le guidon » qui empêche les sociétés de se pencher sur le berceau RSE. Pour plus de 41% d’entre elles, c’est l’entrepreneur même qui souhaiterait ne pas s’y attarder (sources : CCI Idf 2013). Par exaspération face à ces contraintes dites politiques mais aussi par manque d’informations, voire même de curiosité.

Car si cet entrepreneur savait que la RSE commence à faire partie des notations des systèmes d’évaluation des Marchés Publics mais aussi des marchés privés, il examinerait peut-être le phénomène de plus près.

Plus qu’hier et bien moins que demain, pour maintenir sa compétitivité, il faut anticiper et se placer parmi les meilleurs. Les meilleurs sur les prix, la qualité et la constance commerciale. Mais aussi sur ses qualités RSE, son envie d’aller plus loin. Rechercher l’excellence et répondre à ces nouvelles et étranges attentes des clients.

D’une contrainte, il est possible de faire une opportunité et de donner un nouveau souffle à son entreprise.

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Finalement les TPE prennent rarement le temps de se pencher sur leurs qualités. Elles font de la RSE comme Monsieur Jourdain fait de la prose : sans le savoir. Elles s’étonnent toujours lors de nos diagnostics RSE, de prendre conscience de tout ce qu’elles font.

Une TPE nous indiquait que chaque mois, l’équipe allait déjeuner dans un restaurant de sa ville, qui ouvrait à peine et communiquait à son réseau de proximité la qualité de la cuisine pour l’aider à démarrer ; une autre travaillait régulièrement avec une entreprise d’insertion sans savoir que ce partenariat pouvait mieux se valoriser. Une troisième organisait un vendredi par mois, du soutien scolaire pour les élèves en difficulté dans une école du quartier… Enfin, une TPE dans le secteur de la communication faisait imprimer plaquettes, et flyers par une entreprise adaptée depuis plus de dix ans et l’avait mise en relation avec nombre de ses clients…

Toutes sont persuadées que leurs actions sont « naturelles » et ne valent pas la peine d’être présentées. Qu’elles se détrompent : cette identité, cette culture, cette singularité représentent une véritable plus-value, une différenciation d’exception face à leurs concurrents.

Il faut communiquer sur ces actions, pour entrer dans le cycle vertueux de la responsabilité des entreprises.

Cette démarche RSE commence à avoir un impact réel sur le chiffre d’affaires des entreprises, leur développement. La RSE, la vraie, est celle qui s’adapte à l’évolution de son secteur, à son organisation propre. Si cette RSE n’est qu’une simple façade, si la TPE/PME communique sur du vent, elle est vouée à être démasquée. Et nombre d’entreprises en ont fait les frais.

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