Peut-on encore arrêter le BYOD ? 2


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BYOD (Bring Your Own Device : « Apportez vos outils personnels ») est le sujet de préoccupation des entreprises et cela n’est pas près de changer. Petit point :

Ordinateurs portables, ultraportables, tablettes, Smartphones… Les salariés n’hésitent plus à emporter et utiliser leurs propres matériels au travail. L’avantage ? Travailler sur des terminaux qui leur sont déjà familiers… et, des outils souvent plus performants que ceux que l’entreprise leur offre.

Cette dernière y voit aussi quelques bénéfices : meilleure productivité, réduction des coûts, charge des services informatiques diminuée du fait d’un entretien et d’une gestion des matériels réduits… Mais le tableau n’est pas aussi idyllique : avec ces nouvelles pratiques séduisantes, se posent d’autres questions qui peuvent représenter des menaces si l’on ne leur donne pas de réponses.

Sécurité et BYOD

Parmi les risques liés au BYOD, la sécurité est bien évidemment le premier sujet qui vient à l’esprit. Car utiliser les matériels personnels dans l’entreprise, c’est aussi les faire communiquer avec son propre système d’information. De plus, les terminaux personnels accueillent indifféremment les données personnelles de l’utilisateur et les informations confidentielles de l’employeur.

Liée à cette interrogation se pose celle de la responsabilité : les terminaux personnels peuvent être l’objet de convoitise lors des déplacements. Qu’en est-il en cas de vol, de pénétration dans le système d’information de l’entreprise ? Qui sera responsable ? L’employeur pourra-t-il effacer le contenu du terminal à distance sans risques ?

Humain et BYOD

Outre les aspects matériels non négligeables se pose la problématique de l’humain. La tendance BYOD n’est-elle pas source de nouveaux stress ? La frontière entre vie professionnelle et vie privée se voit en effet de nouveau amincie. Il est très facile, une fois chez soi, ou même en vacances, d’accéder aux dossiers de travail, de lire un mail sur son iPad dont on se sert toute la journée, d’organiser une visioconférence depuis son Smartphone… À l’inverse, quoi de plus pratique de se servir de ce même iPad pour prendre connaissance de ses mails personnels, accéder à ses revues, prendre ses appels téléphoniques personnels sur ses appareils de tous les jours… mais sur le temps de travail. Comment, dans ces cas, réussir à quantifier la durée consacrée aux travaux professionnels ?

En parallèle, avec le BYOD, le risque est de voir le fossé se creuser entre deux populations : celles qui sont équipées de terminaux personnels et… les autres.

Donc une source potentielle de discrimination.

Accompagner pour mieux gérer

Faut-il pour autant interdire la pratique en entreprise ? Le mouvement semble bien trop avancé pour ne pas pouvoir imaginer un tel retour en arrière. Pour exemple, selon une étude Deloitte*, un quart des appareils utilisés aujourd’hui sur le lieu de travail sont des tablettes ou des Smartphones.

La solution ? Accompagner. Une solution à imaginer tant pour les équipes informatiques (car 67 % des équipes support IT ne se sentent pas capables de maîtriser les équipements issus du BYOD**) que pour l’encadrement ou le personnel. C’est d’ailleurs sous la pression des utilisateurs que des solutions d’accompagnement se mettent progressivement en place dans les organisations, plaçant au premier plan les règles d’utilisation des terminaux personnels formalisées au sein d’une «charte des bonnes pratiques».

– Elle permet de positionner le cadre d’utilisation du matériel personnel, ses règles d’utilisation, ainsi que la durée de travail.

– À l’instar du règlement intérieur, elle édicte les règles de sécurité, mais aussi de propriété intellectuelle…

– Elle définit la frontière entre la responsabilité de l’employeur et celle du salarié, clarifiant la capacité, pour ce dernier, à conserver les données de l’entreprise sur son matériel. La charte statue également sur les procédures en cas d’intrusion ou de vol de données.

– Elle rappelle aussi les règles en matière de lecture des correspondances privées, d’utilisation des réseaux sociaux…

Un contenu, dont l’étendue ne pourrait se limiter à ces items, mais qui, dans tous les cas, doit être bâti conjointement avec les équipes informatiques, juridiques, RH et le management.

Alors, que l’entreprise soit avancée dans sa politique BYOD ou non, toutes les questions que pose cette nouvelle tendance doivent trouver des réponses. Car plutôt que de subir les travers du BYOD autant les anticiper par un encadrement défini des pratiques !

* Étude Deloitte, « Observatoire des usages et interactions télécoms & médias » – 7e édition 2013.

** Étude Dell auprès de 250 responsables informatiques, janvier 2013.

Vous souhaitez en savoir plus ? Aspects sécuritaires, financiers ou juridiques, moyens de la mise en œuvre… Orsys vous propose deux journées « BYOD, enjeux et solutions » à destination des dirigeants et managers.

http://www.orsys.fr/formation-Bring-Your-Own-Device-BYOD.asp?sdid=1

http://www.orsys.fr/formation-DSI-impact-du-Cloud-Byod-Big-Data-dans-l_entreprise.asp?sdid=0

http://www.orsys.fr/formation-securite-mobiles-owasp-byod-tablette-smartphone.asp?sdid=0

http://www.orsys.fr/formation-mobilite-nomadisme.asp?sdid=0

http://www.youtube.com/watch?v=Xe4mbcfni9I&list=PLF8B8929732077EE7&index=3

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2 commentaires sur “Peut-on encore arrêter le BYOD ?